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Fanfic: Le pansement des héros.

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il y a 6 mois 1 jour #33186 par PansementMiracle
Fanfic: Le pansement des héros. a été créé par PansementMiracle
Débuté le 5.11.2018


Le pansement des héros



Une explosion eut lieu en pleine nuit, au beau milieu d’une forêt.
Un adolescent s’effondra inconscient.

La petite yokai qui se trouvait là se lécha les babines avant de plonger la scène
dans le noir total.



Chapitre 1 : Le déclenchement.


Dans le ciel, au beau milieu de la nuit, une miko vêtue de rouge et de blanc volait en direction de la forêt où l’explosion eut lieu précédemment.
Arrivée sur les lieus de l’incident, la jeune femme salua son amie la magicienne qui était en train de fouiller dans un tas de vêtements légèrement brûlés avec quelque traces de sang sec.
-Salut Marisa.. Que fais-tu là en pleine nuit? Toi aussi tu as senti cette forte émanation de magie ? Demanda la miko en baillant.
-Yo Reimu ! Ouais j’ai senti de la magie péter dans ce coin là. À la base je cherchais juste des champignons, mais à la place j’ai trouvé ça.. Répondit la dénommée Marisa en montrant du doigt le tas de vêtements.

La miko nommée Reimu examina ce que montrait son amie.
-Je vois.. C’est sûrement l’œuvre de Rumia.
-Yep. Il n’y a qu’elle pour être aussi vorace. Non mais sérieux… Elle n’a rien laissé de ce malheureux.
La miko s’agenouilla et commença à réciter une prière en espérant que la personne qui venait de servir de repas à Rumia puisse reposer en paix.

Soudain, un petit objet s’envola à quelque centimètres des restes du défunt tout en dégageant une douce lumière azure.
La miko recula et pointa son gohei en direction de l’objet.
-Qu’est ce que c’est que ça ?
La magicienne vêtue de noir et de blanc prit le petit objet dans ses mains.
-C’est un... sparadrap. Et il dégage un peu de magie… Je peux le prendre ?
Avec un regard malicieux, la magicienne demanda à son amie si elle pouvait ‘’emprunter’’ sa trouvaille
La miko n’était pas tellement d’accord avec la proposition de son amie mais après tout ce n’était pas vraiment du vol puisque le possesseur de l’objet était mort.
Reimu soupira.
-Fais ce que tu veux avec. De toute façon, mon travail est terminé. Je retourne dormir. Bonne nuit Marisa.
Et elle s’en alla.
À son tour, la magicienne rentra chez elle pour examiner son nouvel et énigmatique objet.

En pleine forêt, dans une maison aux murs recouverts de lierre, Marisa était dans son laboratoire en train d’analyser le potentiel magique du petit sparadrap brillant avant de conclure qu’il ne serait utile qu’en cas de légère coupure.
Soudain, le sparadrap cessa de briller et retomba doucement sur le sol.
-Oh ? Fit Marisa. On dirait qu’il n’y a plus rien de magique là dedans..
Elle s’apprêtait à le jeter lorsqu’un œil s’ouvrit sur le sparadrap.

Le sparadrap s’envola des mains de Marisa sous le regard surpris de cette dernière.
Il se retourna en la fixant de son œil gris aux reflets azur.
La sorcière tenta de l’attraper.
Il esquiva et s’envola un peu plus loin.
Le sparadrap fixait toujours Marisa, puis une petite bouche s’ouvrit et tira sa langue à la magicienne avant de s’envoler par la fenêtre et disparaître dans les profondeurs de la forêt de la magie.

Cela faisait une trentaine minutes que le petit sparadrap airait sans but dans l’obscurité des lieus, il commençait à faiblir.
Il lui fallait l’énergie d’un corps extérieur pour survivre.
Alors que sa vision commençait à se brouiller, le petit sparadrap aperçu la lumière rassurante d’un feu de camps au loin.
Instinctivement, le pansement fonça en direction du campement et se colla contre la cuisse de l’unique personne se trouvant là alors que celle-ci, appuyée contre un arbre, dormait paisiblement.




Chapitre 2 : Le petit nouveau yokai



Illuminée par les rayons de soleil qui traversaient l’épais feuillage de la forêt de la magie, une personne à la sexualité inconnue s’étira au pied d’un arbre.
Cette personne aux très longs cheveux bruns et ondulés se leva, puis ramassa ses affaires avant de se mettre en marche en direction du village des humains.
Sans même remarquer que quelque chose était collé contre sa cuisse.

La personne traversa la forêt sans encombre.
Cependant, à la sortie du bois, une petite yokai munie d’un parapluie mauve essaya de la faire sursauter.
L’intrigante personne ne montra rien pouvant caractériser de la peur. Seulement une paire d’yeux d’un bleu marine comme le jet d’eau qu’elle projeta à haute pression en pleine figure de la petite yokai au parapluie.

Le bruit de ce petit incident alerta une petite fée peu modeste qui sorti de nul part pour défier l’inconnu(e).
Elle était vêtue d’une robe bleu fermée par un nœud rouge et elle avait un petit nœud papillon bleu foncé attaché dans ses cheveux bleus clair.
La petite fée se mit à tirer des projectiles de glaces sur son adversaire.
Celui-ci esquiva facilement et projeta un laser blanc au visage de la fée.
L’attaque de la petite fée se stoppa. Cette dernière s’énerva puis se mit à tirer une rafale de cristaux de glaces.
Son adversaire n’eut même pas besoin de se mouvoir pour esquiver les projectiles.
Ceux-ci passaient tous à côté de leur cible qui s’approcha de la petite fée en rigolant alors qu’elle était encore en train de faire son attaque.
Soudain, elle projeta cinq sphère jaune en plein sur son adversaire qui n’était pas concentré.
Celui-ci évita de justesse de se prendre les cinq projectiles en plein visage.
Il décida d’en finir en enfermant la fée dans une grosse bulle d’eau.
Il s’amusait de la petite fée en train de se débattre puis il tira un laser contre celle-ci mettant fin à ce duel de spellcard.

-Je… Je reviendrai ! Je suis la plus forte t’façon ! Cria la petite fée en s’enfuyant.

L’étrange personnage avait cependant reçu une petite coupure au niveau de la joue.
Puis, quelque chose de bizarre se produisit, la plaie se pansa toute seule et il ne ressentait plus la douleur de sa blessure.
Il sentit juste une douce chaleur au niveau de la cuisse.
Et il y trouva un petit sparadrap qui brillait doucement d’une lumière azure.
Puis une bouche s’ouvrit et le sparadrap salua l’étranger.
Celui-ci hurla et essaya d’enlever le sparadrap. En vain.

-Désolé. Tu ne peux pas me détacher de toi. Sinon je meurs. Expliqua le sparadrap.
-Que.. Quoi ? Comment ça je peux po t’enlever ? Et t’es qui d’abord !?
-’sais pas.. Mais j’ai besoin d’un corps. Sinon je meurs. Désolé mais je vais devoir rester collé à toi.
-Hum… Mais tu vas rester collé là combien de temps ?
-À moins que tu me trouves un autre moyen de survivre, et bien je dirais.. pendant l’éternité.
La personne réfléchit un instant, puis elle proposa au sparadrap de lui créer un corps.
-Me créer un corps ? Tu peux faire ça ? s’étonna-il.
-Ouais. C’est pas ma spécialité et c’est crevant, mais si c’est le seul moyen pour que tu me laisses tranquille…
L’étranger créa un corps au petit sparadrap magique.

-Et voilà ! Alors… comment te sens-tu sparadrap ?…heuuu… houlalaa…
Une silhouette humanoïde inconnue se trouva là
-Uaah ? Hein ? Oh. Bienlebonjour ! Alors ? À quoi je ressemble ?
-Eh bien.. Tu es.. joli.
Il se regarda dans le miroir que lui tendit son créateur et y vit un garçon d’environ 175 centimètres tout pâle aux cheveux noirs avec une barbe de trois jours, il avait aussi une paire d’oreilles pointues et des yeux jaunes miel ainsi qu’un sparadrap collé sur son gros nez légèrement busqué.
-Je… bredouilla le jeune yokai-sparadrap.
-Ouais je sais.. J’ai vraiment foiré mon coup. Je suis désolée.
-C’EST PARFAIT !!!
-…
-Merci ! Merci beaucoup ! Je ferai n’importe quoi pour te remercier !
-Non ça ira merci.. Je dois y aller là.. Salut..
L’inconnu s’en alla.
Le sparadrap le suivi et se mit à le bombarder de questions.
-Tu vas où ? Je peux venir avec toi ? Tu as besoin de quelque chose ? On est où là ?
L’étranger soupira.
-Râââââh… Tu es sacrément collant. Bon, je vais répondre à tes questions ; Alors. Je vais livrer quelque chose au village des humains. Et non, tu ne viens pas avec moi. Et non, je n’ai besoin de rien. Et nous sommes à Gensokyo. Expliqua-il.
-À Gensokyo ? Je serai le héro de cette terre !
-Tu fais ce que tu veux de ton avenir, sparadrap. Mais l’instant présent, laisse moi remplir ma mission.
-Meuh pourquoi tu veux pas de moi ? Je suis très courageux ! Tenta de convaincre le sparadrap.
-Non. Tu restes là. Ah. Et je vais te donner ça aussi.
L’étranger sorti un pantalon de son sac et le tendit au yokai-sparadrap.
-Tu ne devrais pas te promener nu par ici. Il y a beaucoup de jeune femmes dans les environs.
Le sparadrap rougit et enfila le pantalon.
-Merci.. Répondit-il. Je te laisse alors. Juste une chose !
C’est quoi ton prénom ?
L’étranger se figea.
-Je n’aime pas beaucoup parler de mon nom.. Tu n’as qu’à m’appeler Train.
-Train ? Ok. Et… je m’appelle comment moi ?
-mmmh… Un sparadrap prétendant être un héro... Mercurochrome ça te va ? Proposa le dénommé Train.
-Oh ouais c’est stylé ! Je ferai en sorte que tout Gensokyo se souvienne de mon nom !
Merci madame Train ! À une prochaine ! S’écria le mercurochrome en partant dans une autre direction.
-Heu.. Je ne suis pas vraiment une femme… ni un homme d’ailleurs… Et je plaisantais pour ton nom. Boah.. quel drôle de personnage ce Mercurochrome.
Et Train repris le chemin du village des humains.




Chapitre 3 : Le bon, la brute, et le sparadrap



Cela faisait une heures que Mercu marchait et il commençait à avoir soif.
Par chance, il arriva près d’un lac.
Alors qu’il s’abreuvait dans celui-ci, une grande fée s’approcha.
-Bonjour monsieur.. Je suis désolée de vous déranger, mais vous n’auriez pas vu une une fée habillée en bleu avec de petites ailes en formes de glaçon sur le dos ?
Le sparadrap releva la tête.
-Une fée en bleu avec des glaçons sur le dos ? Nan désolé.
La fée soupira.
-Dommage.. C’est mon amie. Il y a beaucoup de brume sur le lac aujourd’hui et je l’ai perdue..
Mercurochrome avait mal au cœur pour cette fée.
Non loin de là, il y avait une petite cahute de pêcheur abandonnée avec une vieille barque à l’intérieur qu’il avait repéré pendant le trajet.
Le sparadrap ce dirigea vers celle-ci et en sorti la barque ainsi que deux rames
-Que faites-vous ? Interrogea la fée.
-Je vais t’aider à retrouver ton amie bien sur. Allez monte ! S’exclama-il en amerrissant la petite embarcation sur le lac.
La fée pris place avec Mercurochrome dans la barque. Ils se mirent à ramer en direction d’un gros nuage de brume.
-Au fait, comment tu t’appelles ? Moi c’est Mercurochrome !
-Mercuro..chrome ? Moi je m’appelle Daiyousei.
-Enchanté Daiyousei !
-Ça va si je vous appelle juste Mercu ?
-Ouais ! Et tu peux aussi me tutoyer ! S’écria Mercu en s’enfonçant dans la brume.

La brume s’épaississait de plus en plus.
-On y voit pas à deux mètres.. Qu’est ce que vous fichiez là ?
-Cirno-Chaaan ! Appela Daiyousei.
-C’est son prénom Cirno ? Je ne sais pas si on va la retrouver.. On y voit de moins de moins dans ce brouillard.
Daiyousei se mit à sangloter.
Mercu était totalement désemparés faces au pleures de la petite fée.
Soudain, un cri de guerre résonna dans les environs.
-DAIYOUUUU!!! hurla une fée volante très identifiable qui apparu du brouillard en renversant Mercu.
-Cirno-chan !
La fée remarqua son amie.
-Daiyousei ! Que se passe-il !? Je t’ai entendue pleurer. C’est à cause de ce yokai!? S’énerva Cirno en montrant Mercu du doigt.

Le concerné protesta, mais la fée ne voulait rien entendre.
Elle commença à lui lancer divers menaces.
En lui assurant qu’elle le battrai à plate-couture « Parce que je suis la plus forte » disait-elle.
Là, Mercu se rappela.
-Hé mais c’est pas toi qui t’était fait battre par Train ?
La fée des glaces se tut un instant.
-Tu sais. La femme qui a les yeux bleus et de longs cheveux brun. Précisa Mercu.
Cirno s’énérva.
-C’est pas vrai ! Elle m’a pas battue ! Je l’ai laissée partir ! Elle était trop nulle pour moi de toute façon !
-Train elle est pas nulle ! Et elle t’as battue ! C’est toi qui est nulle ! Rétorqua Mercu qui s’énervait lui aussi.
-Je suis pas nulle ! Je suis la plus forte et la plus intelligente de toute les fées ! Et je vais te le prouver !

La petite fée des glaces lança une nuée de cristaux de glace sur Mercu qui les esquiva en se jetant sur le côté, manquant de peu de tomber à l’eau.
Le sparadrap saisi une rame et se mit en position d’attaque.
Cirno mit ses mains devant elle puis mitrailla sa cible d’une rafale de glaçons, de flocons et d’autres projectiles froids.
Mercu se jeta à terre derrière un banc au milieu de la barque.
Alors que les projectiles se plantaient un peu partout autour de Mercu, Daiyousei tentait de calmer son amie.
Sans succès.
Alors, elle se plaça devant Cirno, la forçant à stopper ses tirs.
Sentant qu’il n’y avait plus de projectiles, Mercu s’élança en donnant un violent coup de rame à Cirno.
La rame se brisa sous le choc et une fée tomba dans l’eau, assommée.

-DAIYOU!!!
-Oups.
Dans le feu de l’action, le sparadrap avait frappé la mauvaise personne.
Cirno se tourna vers Mercu. Son regard avait changé.
Le sparadrap frissonna, l’atmosphère s’était soudainement rafraîchit.
La petite fée des glaces était réellement en colère.
Mercu sentait comme une tension magique, entre lui et son adversaire, dont il ignorait la provenance.
Puis soudain, sans savoir comment c’était arrivé là, il y avait quelque chose dans sa main, c’était un petit bout de papier muni d’étranges inscriptions.
C’est là qu’il compris.
Il allait faire son premier duel de spellcards.

-Tu vas payer pour ce que tu as fais à Daiyousei ! S’écria la fée des glaces.
-C’était un accident ! Et rien de tout ça ne serait arrivé si tu ne m’avais pas attaqué. Répondit Mercu qui s’énervait lui-aussi.
-Prépares-toi à te faire battre ! Je suis la plus forte de tout Gensokyo et je vais te congeler comme un vulgaire crapaud !
-La plus forte ? Mais Train t’as battue j…
-Silence ! Coupa Cirno tout en envoyant une nuée de gros glaçons sur Mercu.
Cette attaque avait surpris le sparadrap qui n’eut pas le temps de l’éviter.
Juste avant de se faire toucher, les projectiles se stoppèrent autour de leur cible. Puis se remirent en mouvement en visant Mercu qui se plaqua au sol en se protégeant la tête de ses mains.
Les glaçons lui passèrent par dessus puis se rentrèrent dedans en créant une explosion qui dégagea une grande quantité de brume blanche.
La fée des glace, fière de son attaque, attendait que la brume se dissipe pour voir comment son adversaire l’avait reçue.
Elle se renfrogna lorsqu’elle vit celui-ci bondir hors de la brume pour lui asséner un coup de rame.
La petite fée recula de quelques mètres. Son adversaire s’écrasa lamentablement à l’avant de la barque.
Elle rigola puis tendit les bras autour d’elle et plongea la zone dans un épais nuage de brume blanche.
Mercu avait de la peine à voir. Soudain, il aperçu de petits éclats venir dans sa direction.
Il fit une pirouette en arrière alors qu’une rafale de petits cristaux de glaces se plantèrent à l’endroit où se trouvait Mercu une seconde plus tôt.
Le sparadrap ne pouvait pas voir dans l’épaisse brume qui le faisait frissonner. Il souffla un coup, tendit ses oreilles pointues et concentra son ouïe.
Il entendit plusieurs sifflement d’air venir de sa gauche.
Instinctivement, le sparadrap se jeta vers l’avant du bateau.
Il s’encoubla sur un morceau de glace planté dans le sol en poussant un petit cri.
Croyant avoir touché sa cible, la petite fée des glace dissipa le brouillard. Mercu se releva indemne et fixa Cirno de ses yeux jaunes.

-Mais tu m’énerve toi ! Cria Cirno qui commençait sérieusement à en avoir marre du Mercurochrome.
Elle leva les bras puis mitrailla des projectiles magiques de toutes les couleurs sur Mercu.
Celui-ci prit appui sur le sol et s’élança vers Cirno qui se trouvait à l’arrière de la barque. Il se faufila entre les projectiles et arma sa rame pour donner le coup final.
Un cristal de glace se trouvait malheureusement planté exactement où Mercu posa le pied, faisant s’écraser de tout son long celui-ci aux pieds de la fée des glaces en furie.
Cirno arrêta sa spellcard, puis forma un gros glaçon de forme conique qu’elle envoya se ficher dans le torse du malheureux sparadrap.
Mettant fin à cet affrontement.

La petite fée des glaces ramassa son amie qui flottait non loin de là et s’en alla fièrement, laissant Mercu dans sa barque. Un glaçon planté dans le corps.

Mercu était allongé dans la barque. En train de dériver lentement.
Sa chaleur corporelle avait fait fondre le glaçon qu’il avait planté dans le ventre. Il avait à présent, un gros trou dans le corps et était en train de se vider de son sang.
Soudain, son embarcation buta contre ce qui semblait être le sol.
À force de dériver, il avait fini par atteindre le rivage.
Le sparadrap émergea de la barque pour voir où il avait atterrit.
Il se trouvait devant un grand portail, qui se trouvait lui-même devant un immense manoir.
Mercu sorti péniblement de son embarcation. Il était très affaibli.
Le sparadrap marcha vers une femme qui dormait, adossée contre le grand portail. C’était probablement la gardienne des lieus.
Blessé, Mercu appela la gardienne. La concernée dormait à poings fermés.
Il s’approcha d’elle et se mis à la secouer. La gardienne n’eut aucune réaction.
Le portail étant ouvert, le sparadrap n’hésita pas et s’engagea dans l’enceinte du manoir.

La vision de Mercu se brouilla. Il se sentait de plus en plus faible et avait de la peine à marcher. Il puisa dans ses dernières forces pour entrer dans le manoir et recevoir de l’aide.
Puis il s’effondra, inerte, juste devant la grande porte rouge du manoir.




Chapitre 4 : « Panse Sign:Sparadrap Miraculeux »


Il y eut comme un grand flash.
Puis le sparadrap ouvrit un œil.
Il était de nouveau allongé dans sa barque au milieu du lac brumeux.
Sans savoir comment il était arrivé là, il se contenta juste d’observer le ciel, ciel qui n’était pas bleu, mais violet, et au lieu d’y avoir des nuages, il y avait des sortes de petits têtards blancs qui flottaient doucement dans les airs.

Mercu se redressa subitement. Il n’avait plus mal au ventre.

-Ah. Tu te réveille ? Je ne transporte pas souvent de yokais. Et surtout des mâles.
Dit une femmes qui ramait à l’avant du bateau.
Elle avait les cheveux rouge vif coiffés de deux couettes. Elle était vêtue d’un furisode bleu et blanc, et avait une faux accrochée dans le dos.

Le Mercurochrome ne comprenais pas ce qu’il se passait.
La jeune femme lui expliqua qu’il venait de mourir et qu’elle allait l’emmener se faire juger par la Yama.
Apprenant sa mort, le sparadrap écarquilla les yeux. Mais il n’était pas le seul.
Devant le bateau, un énorme œil s’ouvrit de nulle part et fixa Mercu de son iris azur.
-Qu’est ce que c’est que ce truc !?
La jeune femme dégaina sa faux et se mit en garde.

Quelque chose flottait à côté de Mercu. C’était sa spellcard.
La chose avait à présent dirigé son regard sur l’objet.
Celui-ci se mit à briller d’une forte lumière azur qui explosa et englouti la scène d’un grand flash blanc.

Quand Mercu rouvrit les yeux, il était étalé au pieds de la porte du manoir.
Il avait toujours sa blessure au ventre mais celle-ci s’entoura d’éclairs bleus et se referma comme par magie. Il ne sentait plus rien, comme si il ne s’était rien passé.

Il n’avait plus besoin d’aide mais, poussé par sa curiosité, il poussa la porte et pénétra dans le manoir.
Mercu se trouvait dans une immense salle toute rouge avec un escalier en son centre qui arrivait directement à une grande porte qu’il ouvrit.
Le sparadrap arriva dans un long couloir rouge et sombre qui menait à une autre porte, qui menait à une autre salle avec plusieurs autres portes qui menaient à d’autres couloirs et ainsi de suite.
Il ne fallut pas beaucoup de temps au sparadrap pour se perdre dans les dédales de couloirs de l’immense demeure.
Cela faisait presque une heure de Mercu errai dans les couloirs, et il n’avait croisé personne. Les couloirs se répétaient et il commençait à s’ennuyer.
Puis il entra dans une grande pièce qui semblait être un salon. Il y avait des fauteuils autour d’une table-basse, le tout devant une vielle cheminée allumée qui réchauffais la pièce. Tout dans la salle était de couleur rouge. Les seules éléments de décoration qui avaient une couleur un temps soit peu normal étaient le lustre, les armures, et les épées bâtardes qui décoraient la cheminée.
Mercu étant un grand enfant, il s’habilla d’une armure et se mit à faire des moulinet avec une des épée. La visière du casque de l’armure lui tomba sur les yeux et il s’encoubla sur la table-basse en renversant la théière qui s’y trouvait ainsi que plusieurs autres éléments de décoration métalliques en provoquant un immense fracas qui résonna dans tout le manoir.
Mercu se releva maladroitement et se hâta de monter sur le socle où était posée l’armure dont il était vêtu. Au même moment, une femme apparu dans la salle, une montre à gousset dans une main, des couteaux dans l’autre.
Elle inspecta la pièce, son regard se posa sur Mercu qui essayait de se faire passer pour une armure. Elle sourit, puis disparu comme elle était venue.
Au même instant, le sparadrap s’effondra au sol, un couteau planté dans chaque jambes.
Il n’avait étonnamment pas mal. Il ressentait la douleur comme une simple information. Le sparadrap avait toutefois de la peine à tenir debout. Il arracha les couteaux de son corps, sans même serrer les dents. Cela lui faisait étrangement ni chaud ni froid.
instinctivement, il prit sa spellcard, récita la formule qui y était inscrite.
« Panse Sign : Sparadrap Miraculeux » puis, ses plaies se refermèrent sans laisser de traces.

La femme aux couteaux revint dans la pièce accompagnée d’une personne qui semblait être un enfant. C’était une fille de petite taille qui avait un teint très pâle, de cours cheveux bleus clair et des yeux rouges sangs à la pupille en fente verticale. Elle était vêtue d’une robe et d’une charlottes rose pâle avec des coutures et accessoires rouges sang. Elle avait aussi de petites ailes de chauve-souris repliées dans le dos.
Son regard balaya la pièce puis elle interrogea la femme aux couteaux.
-Où est donc l’intrus dont tu m’as parlé ?
-Je ne sais pas. Je l’avait pourtant immobilisé.
Répondit la concernée en allant ramasser les deux couteaux qu’elle avait précédemment plantés dans les jambes du Mercurochrome.
-Sakuya. Je pense que nous avons affaire à quelqu’un de coriace. Nous devons être sur nos gardes. Prévint l’étrange petite fille en faisant apparaître une lance écarlate surdimensionnée dans sa main droite.

Plus loin, le sparadrap cherchait désespérément à sortir de ce manoir. Toujours vêtu de son armure, il courait dans les couloirs à l’affût de la moindre fenêtre ou autre moyen d’échappatoire.
Il arriva devant une grande porte qu’il ouvrit d’un grand coup de pied.
-Chut. C’est une bibliothèque.

Une jeune femme se trouvait assise non-loin de là, en train de lire un vieux livre.
Malgré l’entrée un peu brutale de Mercu, elle ne bougea pas d’un pouce.
Le sparadrap venait d’entrer dans ce qui semblait être une immense bibliothèque. Il y avait un nombre incalculable de grimoires qui remplissaient des centaines d’étagères qui montaient jusqu’au plafond, celui-ci étant d’ailleurs particulièrement haut.
Le tout dans une salle si grande que l’on ne percevait pas le fond.
Mercu était fasciné par l’endroit. Il se promenait dans l’immense salle en admirant les rangées, l’immensité et le calme de la pièce le fascinait tant qu’il en oublia même de regarder devant lui.

-Aïe ! Désolé mademoiselle Patchouli je ne lirai plus pendant mes heures ! Couina la personne que Mercu venait de renverser.
-Je..je suis désolé, je ne vous avais pas vu. S’excusa le sparadrap en l’aidant à se relever.
C’était une jeune femme avec de longs cheveux rouges et des yeux de la mêmes couleur.
Elle était vêtue d’une robe noire avec une chemise blanche à manche longue en dessous.
Elle avait deux petites ailes de chauve-souris sur les côtés de la tête et deux grandes repliées dans le dos.

-Oh ? Mais vous n’êtes pas madame Patchouli. Qui êtes-vous ?
-Je suis Mercurochrome le pansement héros ! Mais vous pouvez m’appeler Mercu. Et vous, qui êtes-vous ?
-Je m’appelle Koakuma. Mai vous pouvez m’appeler Koa.
-Enchanté Koa. Et c’est qui cette Patchouli qui vous interdit de lire dans une bibliothèque ?
La petite démone rougit un peu.
-Oh ce n’est rien. C’est ma faute. Je n’aurais pas dû lire ce stupide bouquin pendant mes heures de travail.
-Ce stupide bouquin ? Il a l’air génial ! S’exclama Mercu en ramassant le livre intitulé « Les chroniques de Fullmetal Boulanger » qu’elle avait fait tomber.
Koakuma eu un rire gêné.
Au même moment, la porte de la bibliothèque s’ouvrit et la fille armée de la lance pénétra dans la pièce. Ses yeux se posèrent sur Mercu qui s’enfuit dans la direction opposée.

-Mon livre ! S’égosilla la petite démone.
Dans sa course, Mercu se retourna pour dire qu’il allait juste l’emprunter pour une durée indéterminée.
-Qui est cet individu ? Il parle comme Marisa. Dit la femme qui lisait près de l’entrée.
Mecru se précipita vers une porte. Mais un sceau apparu sur celle-ci et la bloqua.
-Voilà. J’ai verrouillé toute les issues. Je vous laisse vous occuper du reste. Continua la bibliothécaire.
-Merci Patchy. Nous essayerons de ne pas faire trop de bruit. Répondit calmement la petite fille à la lance. Elle regarda sa servante qui se tenait à côté d’elle. Puis un instant plus tard, celle-ci apparu derrière Mercu, un couteau en argent sous la gorge de ce dernier.
-Un geste, et tu es mort, yokai. Menaça-elle.
-Du calme Sakuya. De toute façon il ne peut pas aller bien loin.

-Qu.. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous me voulez ? Je ne veux rien voler ! Je me suis juste… perdu.. Bredouilla le sparadrap qui tremblait comme une feuille. Ce qui amusa la fille à la lance qui se présenta.
-Je me nomme Remilia Scarlet. On m’appelle aussi le démon du manoir écarlate en référence au lieu dans lequel tu te trouves en ce moment. Car oui, ce manoir et tout ce qui s’y trouve m’appartient. Alors retire cette armure s’il te plait.
Mercu se gratta l’arrière du casque avec un air gêné.
-En.. Enchanté. Bah du coup moi c’est Mercu.
-Le pansement héro ! Préscisa Koakuma.
-Exactement ! S’exclama Mercu qui commençait à se sentir moins tendu. Toutefois rapidement calmé par Sakuya qui rapprocha d’avantage son couteau.
-Sakuya. Je t’ai déjà dit de le lâcher. Tu risquerais de l’étouffer à force.
La servante soupira puis cessa sa prise sur le sparadrap.
-Grosse erreur ! S’écria soudain celui-ci en repoussant Sakuya.
Le sparadrap se jeta sur la porte qui se trouvaient juste derrière eux.
Il la chargea de toute sa force de yokai. Au moment de l’impact, le sceau apparu et la charge du sparadrap se retourna contre lui. Il fit un vole plané qui le fit s’écraser une dizaine de mètres plus loin dans un grand fracas métallique.
Mercu se releva et pointa Remilia du doigt.
Il s’apprêtait à dire quelque chose puis se tut d’un coup et s’effondra sur le sol. Révélant un couteau fiché dans sa nuque.

-On ne montre pas du doigt. Dit calmement la servante de Remilia qui venait d’apparaître derrière Mercu.
-Sakuya. Tu ne devais pas le tuer.
-Je ne tolérerai aucun manque de respect à votre égard mademoiselle.
La maîtresse du manoir soupira.
-Très bien. Mais je te laisse te débarrasser de son corps.
La servante s’inclina puis disparu avec le corps du sparadrap.
Elle réapparu au bord du lac brumeux et s’apprêta à jeter Mercu dans celui-ci.
Sakuya faillit avoir une attaque lorsque le cadavre se redressa d’un coup.
Il venait d’utiliser sa spellcard.
La servante du manoir écarlate perdit l’équilibre et tomba à l’eau.
Mercu se releva et aida la servante à sortir du lac en s’excusant pour lui avoir trempé ses vêtements.
Sakuya était perplexe du faite que la personne qu’elle venait de tuer l’aide à se relever juste après avoir ressuscité.
Mercu lui expliqua qu’à chaque fois qu’il mourait ou se blessait, il pouvait se soigner avec sa spellcard.
La jeune femme restait encore perplexe. Elle s’excusa toutefois de l’agressivité qu’elle avait eue envers le jeune homme. Celui-ci s’excusa quant à lui d’avoir semé la pagaille dans le manoir ainsi que d’avoir trempé la jeune humaine. Puis il questionna Sakuya au sujet de ses pouvoirs. Il se demandait comment elle avait fait pour se téléporter derrière lui. Elle lui expliqua qu’elle pouvait manier le temps grâce à un petit objet qu’elle montra au yokai-sparadrap. C’était une montre à gousset qui s’appelait le Luna Dial.
Mercu était très impressionné. Finalement, ils discutèrent assis au bord du lac, pendant une bonne demi-heure.
D’un coup, Sakuya se leva et dit à Mercu qu’elle devait partir car sa maîtresse venait de l’appeler. Mercu lui dit au revoir. Juste avant de partir, la servante demanda au sparadrap de retirer l’armure qu’il portait et de la laisser là. Puis elle disparu.
Mercu obéi, il posa l’armure et l’épée sur le sol ainsi que le livre qu’il avait « emprunté » à Koakuma en y laissant un petit mot pour dire qu’il était désolé.
À son tour, le sparadrap s’en alla en marchant sur un sentier au bord de la forêt, en se disant que les gens de ce manoir avaient l’air drôlement sympa.

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il y a 5 mois 4 semaines #33193 par PansementMiracle
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Chapitre 5 : Requinquage.


Sans se soucier d’où il allait, le yokai-sparadrap suivait le chemin à la recherche d’aventures.
Sur le chemin, il croisa des paysans qui faisaient les moissons. Le yokai-sparadrap n’étant pas timide, il alla vers le groupe d’humains. Il salua un enfant qui aidait son père.
Le jeune garçon regarda qui l’avait appelé. Lorsqu’il vit Mercu, son teint devint livide.
Plus loin, une femme cria.
-Un yokai !
Tous les regards se tournèrent sur Mercu.
-Un yokai-sparadrap. Précisa-il
Le père de l’enfant s’interposa entre lui et Mercu.
-Que fais-tu là ? Les règles sont pourtant claires ! Les yokais n’ont pas le droit d’attaquer les humains dans les environs du village en pleine journée ! S’exlama le père qui pointait sa fourche en tremblant sur Mercu.
-Ne me faites pas de mal monsieur. Je suis juste un yokai qui s’est perdu et qui a très faim. Et justement je me demandais si… Hé ! Ne vous enfuyez pas comme ça !
En entendant un yokai dire qu’il avait faim, les paysans prirent leurs jambes à leur cou.
Mercu leur courra après en leur disant d’attendre. Il ne comprenait pas pourquoi ils avaient si peur de lui.
Ils arrivèrent soudain près d’un village entouré d’une grande palissade. Les humains appelèrent quelqu’un qui se tenait près de la porte.
C’était une femme aux yeux bruns avec de longs cheveux argentés parsemés de mèches bleues. Elle portait une robe bleue foncée et un drôle de chapeau en forme de maison de la même couleur.
Elle était en train de discuter avec quelqu’un, quand elle entendis les appels des paysans en panique.
-Keine à l’aide !
La dénommée Keine se retourna et vit Mercu en train de courir après un groupe d’humains en panique.
Elle s’apprêtait à leur venir en aide mais la personne avec qui elle discutait la retint.
-Laisse. Je m’en occupe.
La personne leva le bras, et un puissant jet d’eau en sorti et alla percuter le yokai-sparadrap, le faisant faire un vol plané de plusieurs mètres en arrière.
Étourdit, Mercu se releva en voulant voir qui l’avait attaqué de la sorte.
Il marcha calmement vers Keine et la personne avec qui elle discutait qui avait un grand chapeau chinois qui lui cachait le haut du visage.
Les humains s’étaient réfugiés dans le village. Il ne restait que Keine, Mercu et son assaillant qui étaient à présent face-à-face.
La tension était montée d’un cran.
Soudain, la personne au grand chapeau releva celui-ci. Révélant ses longs et ondulés cheveux bruns.
-Comme on se retrouve ! Sparadrap.
Le visage de Mercu s’illumina.
-Train !? C’est bien toi ?
-Ouais. Répondit la concernée.
-Ça fait plaisir de te revoir ! Qu’est-ce que tu fiches ici ? Et on est où en fait ?
-Eh bien ça Mercu, c’est le village des humains. Je t’en avais déjà parlé non ?
Les deux amis tapèrent la discute. Keine semblait assez perturbée face à ce radical changement d’atmosphère.
-Vous avez l’air de bien vous entendre. Dit celle-ci. Mais dis-moi jeune yokai.
-C’est Mercu.
-D’accord Mercu. Dois-je te rappeler que les règles interdisent les yokais à attaquer les humains dans leurs territoires en pleine journée ?
-Ah désolé. Fit Mercu. Je ne connais pas bien les règles de ce monde. Je suis nouveau ici.
-C’est vrai ça. Je peux le confirmer. dit Train.
-Ah oui ? Tu confirmes ? Insista Mercu.
-Je le confirme. Confirma Train.
-Vous... Quoi ? Fit Keine qui n’avait rien compris.
Train et Mercu se turent, puis se mirent à rire.

Train invita son ami le sparadrap dans une auberge du village des humains. Mercu accepta l’invitation avec joie, car depuis qu’il avait quitté le manoir du démon écarlate, son ventre n’avait cessé de gargouiller.
Lorsqu’ils entrèrent dans l’auberge, des regards inquiets se tournèrent vers Mercu. Suivit de quelques murmures.
-Bah quoi ?Ils n’ont jamais vu de yokais-sparadrap ? Demanda Mercu à son amie.
-C’est que généralement, les yokais sont hors du village, pas dedans. Et surtout dans une auberge pleine d’humains. Expliqua-elle.
-Pas grave. J’ai très faim moi ! S’exclama Mercu en regardant avec avidité les plats des humains ici-présents.
En entendant un yokai dire qu’il avait faim, le teint des gens dans la pièce devint livide.
Le patron de l’auberge entra soudainement dans la pièce.
-Qui-est le gaillard qui fait peur à mes clients ?
Son regard croisa les yeux jaunes de Mercu. Il eut un mouvement de recul. Puis il remarqua Train qui se tenait derrière lui. Il en eut l’air rassuré.
-L’amie de Mercu salua le patron de l’auberge comme une vielle connaissance.
Ils avaient l’air de se connaître. Train expliqua au patron qu’elle venait manger un morceau avec un ami. L’homme regarda avec méfiance, Mercu qui essayait de calmer les gargouillements de son ventre. Puis il les installa à une table un peu éloignée des autres clients. Il revint un instant plus tard avec de quoi noter ce que Mercu et Train voudraient manger. Dans l’auberge, personne ne parlai. Tous les clients avaient les yeux fixés sur le yokai-sparadrap. Mercu voulu détendre l’atmosphère en disant qu’il allait prendre un steak d’humain avec des frites. Ce qui ne fit rire que Train.
-Meuh nan je plaisantais ! Je vais prendre la même chose que Train.
Celle-ci commanda le plat du jour, un steak de bœuf avec des frites le tout accompagné d’une soupe aux champignons de le forêt de la magie.
-Vous le voulez saignant le steak ? Demanda le barman en désignant Mercu.
-Ouais volontiers ! Comment vous savez ça ? Vous êtes devin ? s’exclama le yokai impressionné.
-Ah bah ça c’est le talent. Expliqua Train. Moi aussi je le prends saignant.
Le barman écrivit la commande sur son carnet et s’en alla.

En attendant que le plat arrive, Train expliqua à Mercu comment fonctionnait le monde de Gensokyo. Les rapports désastreux entre humains et yokais, les règles instaurée par une miko nommée Reimu Hakurei pour empêcher les yokais et les humains de s’entre-tuer.
Elle lui expliqua aussi la règle des spellcards pour doser la violence lors des affrontements. Car elle les gens vivant à Gensokyo était très friands de combats.
Le temps passait, et les humains avaient repris leur repas plus ou moins normalement.
Mercu était affalé sur son tabouret. L’odeur de la nourriture amplifiait sa faim et le faisait saliver.
Lorsque le serveur arriva avec les plats, le visage de Mercu exprimait une joie si intense qu’il avait l’air de rayonner. Train avait l’air émue face à l’émouvant spectacle de Mercu qui savourait son plat comme jamais.
Les humains étaient enchantés de voir que le yokai allait pouvoir apaiser sa faim avec autre chose que de la chaire humaine. En revanche, il le furent moins lorsqu’ils apprirent qu’il allait rester dormir une nuit dans l’auberge.
Le patron de l’auberge montra à Train et à son ami yokai la chambre où ils allaient loger.
Le yokai-sparadrap était épuisé. Il n’avait pas cessé de courir pendant la journée et il venait de prendre un copieux repas. Il était même mort une fois.
Lorsqu’il arriva près de son lit, il s’y laissa tomber et s’endormit quelques minutes plus tard dans un sommeil très profond.

Mercu se réveilla en sursaut. Il se trouvait dans une forêt, en pleine nuit, couché sur une pile de vêtements déchirés sur le sol. Il se leva et remarqua qu’il était totalement nu et qu’il avait des traces de sang sur le corps. Il entendit des bruits de mastications provenant de derrière lui. Il se retourna et vit une petite fille de dos, accroupie devant le cadavre de Train. En voyant cela, Mercu eut l’impression de recevoir un coup de poing dans le ventre.
La petite fille était vêtue d’une robe noire à manches blanches et avait un nœud rouge attaché dans ses courts cheveux blond. Elle se retourna doucement. Son visage était sombre. Soudain, un immense œil gris s’ouvrit en plein milieu de sa tête. Prenant l’intégralité de son visage.
Puis un gros flash azur eut lieu.

Mercu se réveilla en hurlant.
Faisant, au passage, tomber Train de son lit.

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il y a 5 mois 4 semaines #33195 par PansementMiracle
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Chapitre 6 : Train, le démon des cauchemars.


Mercu était dans son lit, haletant.
Train se releva en se massant les côtes, et alla parler avec son ami.
-Eh ben.. Plutôt brutal comme reveil.
Mercu était rassuré de voir son amie vivante.
-Woah.. J’ai fait un sacré cauchemar ! S’exclama le sparadrap.
-Je sais. C’est normal. Répondit calmement Train
-Qu’est ce que tu veux dire par là ?
-Si tu dors proche de moi, tu risque de ne pas faire de très beaux rêves.
-Qûwa !? S’exclama Mercu qui ne comprenait pas bien.
Train soupira.
-Raaah… Je ne suis pas comme les autres. Je ne suis pas un simple yokai ou humain.
-Du coup t’es quoi ?
-Je suis un démon des cauchemars. Avoua-elle.
Train avait l’air d’avoir honte ce qu’elle était. Alors que Mercu trouvait que ça avait la classe. Mais moins qu’un yokai-sparadrap, évidemment.
-Les gens qui savent cela ont tendance à m’éviter. Ils pensent que j’apporte le malheur. J’espère que toi tu ne vas pas… Hé ! Où pars-tu comme ça ?
Bah prendre le petit-déj. Tu sens pas cette odeur ? On dirait qu’il y aura des œufs et du poisson grillé. Lança Mercu en sortant de sa chambre, laissant une Train soupirante.

Un peu plus tard, Train rejoignit son ami le sparadrap qui avait déjà commencé à manger.
-Ah te voilà enfin. T’as fait long pour venir ici. Se plaignit Mercu en pointant son amie du bout de poisson qu’il avait sur sa fourchette.
-Je n’allais quand même pas descendre en chemise de nuit. Dit Train de manière hautaine.
-T’avais la classe dans ce torchon. On aurait dit un aventurier badasse. Alors que là on dirait un uniforme militaire le truc que tu porte.
-Bah s’en est un. Dit-elle en fermant les derniers boutons de son uniforme lunaire.
Mercu rota.
-Ok bah dépêche-toi pasque y’aura bientôt plus de ce délicieux poisson fumé.
Train prit place en face du sparadrap et commença à manger. Mercu interrogea son amie sur ce qu’elle avait prévu de faire aujourd’hui. Suite à ça, elle lui expliqua qu’elle allait devoir faire quelques livraisons top-secrètes dans le village de la part d’une amie.
-Des livraisons top-secrètes ? C’était pour ça ces armes ?
Train saisit Mercu par le col et le tira violemment vers elle.
-TU AS FOUILLÉ DANS MES AFFAIRES !? Beugla-elle, se qui fit sursauter les gens assis à proximité.
-Bah t’avais qu’à pas les laisser traîner par terre. Je suis quelqu’un de curieux moi. Dit calmement Mercu qui était encore en train de manger.

L’air calme du sparadrap ne fit qu’augmenter la colère excessive de Train.
Son regard devint d’un bleu d’une profondeur incroyable.
À ce moment là, Mercu, blasé, croqua dans une brochette de crevette. Les nerfs de Train atteignirent leur limite. Sa colère explosa. Elle plaqua ses deux mains sur le visage de Mercu. Et de là, un puissant jet d’eau en sorti pour percuter le yokai en pleine tête. Le faisant s’écraser contre une fenêtre qui se brisa sous le choc.

Train avait le regard sombre. Elle ramassa ses affaires puis sorti de l’auberge en posant un petit sac d’argent sur le bar pour les dégâts causés.
Dans l’auberge, les gens étaient stupéfaits. Le barman arriva en courant vers Mercu pour voir comment il allait.
Le pauvre yokai-sparadrap avait une grosse marque rouge sur le front à l’endroit où le jet d’eau l’avait frappé, ainsi que plusieurs bouts de verre planté de le corps.
Il ne donnait aucun signe de vie.
Soudain, il se releva puis se mit à rire. Il prit sa spellcard et récita la formule.
-Panse Sign «Sparadrap Miraculeux » !
Rapidement, ses plaies se refermèrent.
-Sacrée Train. Je ne savais pas qu’elle avait le sang aussi chaud !
Et Mercu quitta l’auberge en riant.

Les mains dans les poches de son pantalon à présent déchiré, Mercu marchait dans une rue commerçante du village des humains, sur son chemin, les gens s’écartaient.
Soudain, une petite fille trébucha devant lui, en tombant, elle s’était entaillée le genou.
La petite fille se mit à pleurer.
Le yokai-pansement s’accroupit devant elle. Il claqua des doigts, faisant apparaître un sparadrap qu’il appliqua sur la blessure de l’enfant.
Elle essuya ses larmes, se releva et fit un câlin au yokai encore accroupit.
La mère de l’enfant, qui était témoin de la scène, la rappela. La petite fille relâcha Mercu et s’en alla. Elle se retourna et sourit au yokai. Celui-ci fit son plus beau sourire, dévoilant ses crocs pointus. La jeune femme alla remercier Mercu de son acte de gentillesse puis parti avec sa fille. Après cela, les humains que le yokai croisait ne l’évitaient plus.
Mercu continua sa route le cœur léger.

Depuis une petite ruelle étroite, entre deux battisses, Train avait observé le sparadrap.
-Sacré Mercurochrome.. Murmura-elle en souriant. Puis elle s’enfonça dans la petite ruelle pour livrer ce qu’elle avait à livrer.

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il y a 5 mois 3 semaines #33197 par PansementMiracle
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Chapitre 7 : La yokai des ténèbres et
le monstre à la langue bien pendue.



Après avoir salué Keine qui gardait une des grandes porte du village, Mercu quitta le village des humains. Le jeune sparadrap n’avait aucune idée de où il allait. Cela faisait à peu près une demi-heure qu’il suivait bêtement un chemin sur lequel il croisa quelques humains qui prirent peur en le voyant. Pour éviter d’effrayer d’autre personnes, Mercu quitta le chemin et entra dans une forêt à proximité.
Le lieu était sombre et calme. Le sparadrap avait l’impression d’avoir déjà visité cette endroit par le passé.
Il décida de faire une petite pause et s’assit sur une souche non-loin de là.
Puis quelque chose attira son attention, une sphère noir se déplaçait dans les aires.
L’étrange objet descendit dans la forêt et rentra en collision avec un arbre.
La sphère disparu et une personne se trouvait assommée au pied de l’arbre.
Le sparadrap accouru vers la personne pour l’aider.
C’était une petite fille qui avait de cours cheveux blonds et qui était vêtue d’une robe noire aux manches blanches avec un nœud rouge attaché dans les cheveux.
Mercu eut l’impression que son cœur s’arrêtait.

C’était la fille qu’il avait vu dans son rêve en train de dévorer son amie Train.
La petite fille se releva en chancelant. Elle était encore un peu étourdie.
Après quelques instants, elle remarqua le sparadrap qui la fixait avec un regard apeuré.
-Et bah alors ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Dit la petite fille à Mercu.
Mercu dégluti et pris la parole à son tour.
-Qu’est ce que tu fais là ? Et qui es-tu !?
La petite fille cligna de ses yeux rouges et lança à Mercu un regard interrogateur.
-Je suis la yokai des ténèbres, Rumia. Tu ne me connaissais pas ? Je suis pourtant très redoutée par les humains. Dit la petite yokai.
-Comment-ça redoutée !? Tu manges les gens ?
-Bah évidemment ! s’exclama Rumia en souriant, dévoilant des dents très pointues.
L’image de Train se faisant dévorer revint brutalement dans la tête de Mercu.
Le sparadrap concentra son regard sur la petite yokai à la recherche de l’œil azur qu’il avait vu dans le rêve.
-Bah pourquoi tu me regardes comme ça ? Interrogea Rumia. Tu n’as jamais mangé personne ou quoi ? T’es un yokai pourtant.
Le ton naturelle et innocent qu’employait la petite yokai pour parler des meurtres qu’elle avait commis faisaient monter en Mercu, une envie d’être violent.
Le sparadrap avait le regard sombre.
-Combien de personnes as-tu dévoré jusqu’à présent ? Dit celui-ci avec une voix rauque.
La petite yokai leva ses yeux rouges vers le ciel.
-Je ne sais pas.. Tu peux te rappeler le nombre de fois que tu as mangé du pain ?
Mercu écarquilla les yeux. Ainsi qu’un troisième au milieu de son visage.
Sur le sparadrap que Mercu avait, collé sur le nez, un petit œil s’était ouvert et fixait Rumia de son iris grise.
-J’en ai mangé qu’une fois ! C’était ce matin avec Train ! Et je t’empêcherai de la bouffer ! S’écria Mercu en courant contre la petite yokai pour l’attaquer.
La pupille du petit œil se contracta.
Surprise, Rumia se releva et tenta d’éviter le sparadrap. Mais trop tard. Le poing de son adversaire l’atteignit en plein visage. La petite yokai fut projetée au sol et roula quelques mètres dans les feuilles mortes.
Mercu ne se contenta pas de cela. Il couru contre la yokai toujours à terre, ramassa un épais bâton sur le sol, et s’en servit pour donner un gros coup vertical sur la yokai et la blesser d’avantage.
Rumia roula sur le côté et évita de justesse le puissant coup porté par son adversaire.
La petite yokai se releva, un filet de sang sur le coin de la lèvre, et sourit à son adversaire. L’attaque de ce dernier n’avait pas l’air de lui avoir fait beaucoup de mal. Elle n’avait eu comme effet que d’éveiller les instincts combatif de la petite yokai.
Celle-ci s’éleva doucement dans les airs en écartant les bras.
- « Moon Sign : Moonlight Ray » ! S’écria Rumia.
Mercu se stoppa dans sa course. Il savait que c’était une spellcard. Il se teint prêt à esquiver les projectiles magique qu’il sentait arriver.
De la petite yokai, des tirs de projectiles en forme de sphère blanches étaient propulsés de manière régulière contre le sparadrap.
Celui-ci les esquiva sans trop de difficulté. Soudain, deux puissants lasers bleus furent émit par la petite yokai. Ceux-ci se resserraient progressivement sur le sparadrap qui se mit à paniquer et se pris plusieurs des petits projectiles blancs qui le firent valdinguer contre un des laser qui lui brûla le torse, réduisant sa chemise en lambeaux.
-Touché ! Fit la yokai avec joie.
Mercu se releva. Il ne souriait pas du tout. Ses yeux jaunes de yokai fixaient Rumia avec haine.
-Je vois. Tu en veux plus ? La petite yokai s’envola quelques mètres au dessus de sparadrap puis, utilisa une autre spellcard.
- « Night Sign : Night Bird » !
Dans les airs, elle commença à prendre de la vitesse.
Elle vola en direction de son adversaire puis se mit à le bombarder en tirant des rafales de projectiles magiques. Des sphères violettes de la taille d’un ballon de foot étaient lancées de manière anarchique sur sa droite et des vertes sur sa gauches. Celles-ci se croisaient, rendant le tout dangereux pour le sparadrap qui devait concentrer son attention sur deux côtés à la fois. Mais il parvenait, malgré la difficulté, à éviter le tout.
Rumia remarqua cela et fondit sur Mercu, les deux bras tendus devant elle, puis tira une grosse rafale de sphères bleues ciel qui percutèrent le sparadrap à bout portant, le projetant violemment contre un arbre qui trembla sous la force de l’impact, faisant tomber des feuilles mortes qui le recouvrirent.
La petite fille blonde esquissa un sourire carnassier.
-J’ai gagné. Ça lui apprendra à ce yokai végan.
Rumia s’apprêta à partir, laissant Mercu sous le tas de feuilles.

- « Panse Sign : Sparadrap Miraculeux » !
Au pied de l’arbre, une lumière azur illumina le tas de feuilles mortes pendant un court flash.
Quasi instantanément après, Mercu émergea brutalement du tas de feuille en en projetant partout dans une implosion de magie.
Mercu se tenait debout, à torse nu, sans aucune blessures, devant la yokai qui le regardait avec étonnement.
Le sparadrap avait le regard vide. Son « troisième œil » luisait doucement de sa lumière azur habituelle. Soudain, les yeux jaunes de Mercu devinrent blancs, puis il tomba au sol, évanouit.
La yokai des ténèbre regardait son adversaire l’air déconcertée.
-Bon j’ai gagné ou pas ? Faudrait savoir.
D’un coup, le sparadrap se releva doucement, la tête basse.
-Alors ? Tu abandonnes ? Fit Rumia.
Le sparadrap releva la tête. Ce n’était plus Mercu.
C’était toujours le même corps. Mais à la place du visage du yokai-sparadrap, il y avait juste une bouche. Un grosse bouche munie de deux grosses canines. Mais les dents n’étaient rien comparées à l’immense langue qui sortait de la bouche, démunie de lèvres, en pendouillant jusqu’aux genoux du corps de Mercu.

La petite yokai eut un mouvement de recul.
-Qu’est-ce que..!?
En plus de la bouche, un œil azur s’ouvrit au dessus de celle-ci en faisant un bruit mouillé répugnant. C’était le même œil que Mercu avait vu dans son rêve.

-Le vrai combat peu enfin commencer. Annonça le monstre avec une voix rauque.

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il y a 5 mois 3 semaines #33202 par PansementMiracle
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Chapitre 8 : La police de Gensokyo et le pansement miracle


- « Darkness Sign : Demarcation » ! s’écria la yokai des ténèbres.
Tout autour de Rumia, de petits projectiles colorés et pointus formaient une barrière empêchant quiconque de l’approcher. Puis, la yokai projeta un flot de sphères bleues contre le monstre qui ne bougea pas, et se prit l’attaque de plein fouet.
La puissance du choc souleva un nuage de poussière.
En marchant tranquillement, le monstre-sparadrap sorti de la zone d’impact. Des éclairs bleus crépitants autour de lui, pansant ses divers blessures infligées par l’explosion.
Les éclairs cessèrent, et le monstre se tenait debout, sans la moindre égratignure.

Le monstre leva un bras en direction de la yokai. Les feuilles mortes qui se trouvaient à côté de lui s’envolèrent, puis se mirent à lui tourner autour. Il utilisa un sort de magie élémentaire acier, et les feuilles mortes devinrent dures et tranchantes, tel de petits couteaux que le monstre envoya à toute vitesse contre Rumia.
La yokai des ténèbres créa un voile d’ombre devant elle pour se protéger de la tempêtes de feuilles mortelles.
Le voile absorba les feuilles qui disparurent au contact de l’ombre.
Depuis sa bulle protectrice, Rumia ne voyait rien. Elle senti que l’attaque du monstre avait cessé. La yokai enleva le voile et chercha son adversaire des yeux. Il avait disparu de son champ de vision.
Le monstre ricana. Il se tenait derrière Rumia, le bras durci par la magie acier, prêt à la frapper. Ce qu’il fit.
Avec une force bestiale, le poing durci du monstre s’enfonça dans les côtes de la petite yokai qui fut projetée à une vitesse folle contre un arbre qu’elle traversa. La malheureuse continua sa course et s’écrasa lourdement sur le sol une vingtaine de mètres plus loin.
Son adversaire accouru vers elle, puis la souleva par le col et la plaqua contre un arbre.
Ce n’était plus le monstre. C’était Mercu. Mais son regard était bestial. Tout son côté sauvage de yokai avait fait surface et il ne pensait plus qu’à une chose, tuer son adversaire.
La petite yokai était vaincue. Son regard se perdait dans le vide et un filet de sang s’écoulait de sa bouche. Mais le yokai-sparadrap n’en avait que faire. Il lui donna des coups de poings dans le visages, sans s’arrêter, sans pitié.
Soudain, il se fit éjecter en arrière. Quelqu’un venait d’arriver pour secourir Rumia.
Le yokai-sparadrap chercha de ses yeux jaunes qui l’avait attaqué.
C’était une jeune femme vêtue de noir et de blanc, avec grand chapeau de sorcière posé sur ses longs cheveux blonds. Le sparadrap avait l’impression de l’avoir déjà vue auparavant.
Mais il ne chercha pas à comprendre et couru contre la jeune femme pour lui faire la même chose qu’à Rumia.
Sans avoir compris quand et comment, un immense rayon arc-en-ciel vint le balayer. Le puissant rayon brûla les arbres qui se trouvaient derrière sa cible sur à peu près cent mètres de long pour une largeur d’au moins vingt mètres. Mercu se trouvait planté dans un arbre, cent cinquante mètres plus loin.
La jeune femme marcha vers Rumia pour voir son état. Ce n’était pas beau à voir.
La yokai avait la bouche pleine de sang, il lui manquait des dents, une partie de son visage était gonfle et couvert d’hématomes. Son nez pissait le sang, ainsi que tout les autres orifices de son visage. La magicienne en noir et blanc utilisa un sort qui stoppa l’hémorragie faciale de la petite yokai. Mais elle était toujours dans un état pitoyable.
La magicienne s’apprêta à la mener chez une de ses connaissances médecin. Elle se retourna d’un coup et pointa un petit objet octogonal sur Mercu qui revenait vers elles en marchant.
-Tu es bien solide, yokai. Il y a peu de monde qui tiennent encore debout après s’être pris mon Master Spark de plein fouet.
À voir, la spell du yokai-sparadrap pouvait même le soigner des plus puissantes attaques magiques.
Mais ce n’était pas son auto-régénération qui préoccupait Mercu, mais le fait qu’il aie perdu le contrôle durant le combat. Et qu’il avait été quelqu’un d’autre.
Mercu se tenait immobile. Et regardait la jeune femme.
Cette dernière voyait dans le regard du sparadrap qu’il n’était plus agressif. Il avait l’air choqué de ce qui venait de se passer. Et c’était le cas.
Soudain, une autre jeune femme atterrit au côté de la magicienne.
-Que se passe-t-il ici ? J’ai vu ton master spark Marisa.
-Yo Reimu. J’ai séparé ces deux yokais qui se battaient sans respecter la règle des spellcards. Expliqua la magicienne en désignant Mercu et Rumia d’un signe de tête.
La miko regarda Rumia puis Mercu.
-Toi, tu viens avec moi. Dit fermement Reimu au sparadrap.
Sous la pression de son regard sévère, Mercu n’avait aucune envie de désobéir. Il marcha timidement vers elle.
-Bien. Tu peux voler ? Interrogea-elle.
Mercu fit non de la tête.
-Raaah… Suis-moi alors. Fit la miko en partant à pied dans une direction, Mercu sur ses talons.
Marisa les regardait partir.
-Il va se faire exterminer le pauvre. Pensa-elle.
Puis, elle s’envola sur son ballait magique pour emmener la yokai blessée se faire soigner.

Reimu marchait à grands pas. Le sparadrap avait de la peine à la suivre. Ils marchèrent environ vingt minutes, vingt minutes où Mercu se faisait gronder par la miko pour ne pas avoir respecté l’une des règles fondamentales de Gensokyo, pour avoir blessé quelqu’un et surtout, pour avoir interrompu sa sieste. Après ces longues vingt minutes, ils sortirent enfin de la forêt pour arriver devant un long escalier.
Là, la miko se retourna en soupirant.
-Je t’attends en haut. Et je te préviens, si tu en profites pour t’enfuir, je te chercherai, je te trouverai, et je..
-J’ai compris madame Reimu ! Coupa Mercu.
-Bien. Alors dépêche-toi.
La miko s’envola sous le regard envieux du sparadrap. Celui-ci commença alors sa pénible ascension qui le séparait de Reimu.
Après plusieurs minutes de souffrance, Mercu atteignit enfin le sommet, il avait le souffle court et les jambes en compotes. En haut des escaliers, un grand torii rouge indiquait la présence d’un temple. Et effectivement, lorsque Mercu passa sous celui-ci, il se trouva alors devant un temple japonais traditionnel.
-Te voilà enfin ! Tu en as mis du temps ! Un peu plus et je t’aurais exterminé. Ronchonna la miko qui, contrairement à ce qu’elle lui avait dit précédemment, ne l’avais pas attendu. Elle était assise sur le petit escalier en bois devant le temple, en train de se boire un petit thé.
-Qu’est-ce que tu attends ? Viens ici ! Ordonna la miko.
Mercu ne se fit pas prier. Utilisant les dernières forces qu’il lui restait, il accouru vers la jeune femme autoritaire et s’effondra devant elle.
-Bien. À nous deux maintenant. Allez entre. Dit la jeune femme en rouge qui se leva et entra dans le temple. Le sparadrap se releva péniblement et entra à son tour.
La jeune femme l’attendait assise en position seiza et le fixait avec un regard mauvais. Tremblant de la tête au pieds, Mercu vint s’agenouiller devant elle.
-Alors, commençons. Tu vas devoir répondre à quelques questions.
Mercu dégluti.
-Premièrement, comment t’appelles-tu ?
-Mercu.
-Enchanté Mercu. Moi c’est Reimu Hakurei, la miko de ce temple qui porte le même nom.
-Le temple Raymoo ?
-Non. Hakurei. Et mon prénom se prononce Reimu.
-D’accord..
-Deuxième question ! Prononça la miko à haute voix, ce qui fit sursauter Mercu. Qu’es-tu comme espèce de yokai ?
-Je.. Je suis un yokai-sparadrap.
-C’est tout ?
-Bah... ouais c’est tout.
Reimu fixait Mercu droit dans les yeux, rendant ce dernier très mal à l’aise.
-Est-ce vraiment tout ? Parce que tu es le seul yokai-humanoïde mâle de Gensokyo que j’aie vu jusqu’à présent.
-Ah bon ? M..
-Troisième question ! Coupa Reimu. Pourquoi n’as-tu pas respecté la règle des spellcards pendant ton combat contre Rumia ? Es-tu au moins au courant des règles de ce monde ?
-Bah en faite je suis nouveau ici et..
-Aha !!! S’exclama la miko, faisant tellement sursauter Mercu qu’il laissa échapper un petit cri. Elle sorti un gohei de sa manches et le pointa en direction du sparadrap avec un air menaçant.
-À chaque fois que des nouveaux débarquent à Gensokyo, ça provoque un incident. Cette fois, je vais pouvoir résoudre cette histoire vite-fait bien fait, ici même. En t’exterminant !
Ce que redoutait Mercu allait se produire. Il allait se faire exterminer par la miko.
-Non pitié ! Il y a une grande aventure passionnante qui m’attends !
-Une grande aventure ? Tous juste un pitoyable fan-game si tu veux mon avis !
-Un quoi ?
-Heu.. rien ! Tais-toi et subi ma sentence ! Cria-elle.
Du gohei de la miko, un flot de talismans rouges et blancs vinrent percuter le sparadrap à bout portant, le propulsant hors du temple de Reimu. Cette dernière en sorti pour faire face à son adversaire hors du bâtiment.
Mercu soupira.
-Oh non… Pas un combat… J’ai rien demandé moi. Pourquoi tant de haine ?
En unique réponse, la miko sorti une spellcard de son autre manche et l’activa.
-Divine Spirit : Fantasy Seal ! Cria Reimu
De la magie divine fut émise de cette dernière. Puis, cinq grosses orbes Ying Yang se mirent à lui tourner autour, avant de fondre sur le sparadrap qui se pris l’intégralité de l’attaque qui provoqua un grosse explosion divine à son lieu d’impact.
La miko se retourna et reparti dans son temple avec l’agréable sensation du devoir accompli.
-Panse Sign : Sparadrap Miraculeux !
Reimu se retourna brusquement.
-Woah ! Ça fonctionne même avec les attaques divines ! C’est un truc de dingue cette spellcard. S’étonna le yokai-sparadrap.
Mais il n’était pas le seul à être étonné. Reimu n’en revenait pas. Il n’y avait pas beaucoup de yokai capables de résister aussi bien à ses spellcards.
Elle ne perdit pas son temps. À peine le sparadrap s’était relevé, que la prêtresse lui enfonça son gohei divin dans l’estomac, le faisant reculer d’une dizaine de mètre en arrière, laissant une trace sur le sol. Le sparadrap tomba à genoux, plié en deux, les mains crispées sur son ventre endolori.
La miko n’en resta pas là, elle pris appuis sur le sol et s’élança contre Mercu pour lui assener un autre coup, dans la tête cette fois.
Le sparadrap était incapable de bouger. Il leva le tête et ferma les yeux en voyant Reimu lui arriver dessus.
En même temps qu’il ferma ses deux yeux, un troisième œil s’ouvrit sur son sparadrap.
Au moment où Reimu frappa, un éclair azur crépita sur le front de Mercu.
La force du coup de la miko le propulsa en arrière. Le yokai-sparadrap rouvrit les yeux. À l’endroit où Reimu avait frappé, la peau de Mercu avait été durcie par de la magie acier.
Le petit œil se referma et la peau de Mercu redevint normale.
Ce dernier se releva et marcha doucement vers la miko.
-Arrête s’il-te-plaît ! Dans tout les cas, je me régénère. Alors arrête de me frapper !
-On verra si tu pourras te régénérer après ça !!! Hurla Reimu.
-Nononon...!
-Hoï ! Il se passe quoi ici ? Dit une voix qui venait des airs.
-Marisa ! Tu as fait vite dit donc ! S’exclama la miko.
-Mon balai est rapide Reimu. Se venta la sorcière en noir et blanc.
-Ouais c’est bien. Mais là on a un problème ! Ce yokai est increvable. Il s’est pris mon fantasy seal et il n’a rien ! Mais je ne vais pas me laisser abattre si facilement !
-Ne te fatigue pas. Dit son amie sorcière. Je lui ai lancé mon Master spark en pleine face et il n’a pas bronché. Je crois qu’il faut procéder autrement.
-C’est vrai ! De toute façon je ne vous veux aucun mal ! Je suis gentil ! S’écria le sparadrap.
-Évidemment ! Et quand on aura le dos tourné, tu en profiteras pour créer un incident ! Beugla Reimu.
-Tu exagères un peu… Lui répondit son amie la magicienne. Ça me fait drôle de dire ça, mais on peut régler les conflit autrement qu’en se tapant dessus.
La magicienne alla vers le yokai-sparadrap et lui tendit la main, l’invitant à la serrer.
Mercu eut un mouvement de recul, puis, voyant que Marisa ne le menaçait pas, lui serra la main à son tour.
-Tu devrais faire plus attention. Prévint la miko. Tu devrais pourtant savoir que les yokais sont imprévisibles et cruels.
-Tu n’es pas très bien placée pour parler de cruauté. Souligna la magicienne.
-Ouais ! Ça c’est bien vrai ! s’exclama le sparadrap.
-Toi tu la fermes ! Gronda Reimu.
-C’est pas sympa ! J’ai juste dit que j’étais nouveau et toi tu m’attaque ! Franchement tu pourrais être un peu plus accueillante avec les nouveaux venus !
La miko soupira et baissa son gohei.
-Dernière question ! Cria Reimu avec le plus grand sérieux. Le sparadrap dégluti.
-Aimes-tu le thé vert ?
Il leva un sourcil.
-Alors ? Oui ou non ?
-Ah heu.. bah ouais.. je suppose… Bredouilla Mercu qui était perturbé face au changement soudain d’attitude de la miko.
-Bien. Alors suis-moi à l’intérieur. Je t’invite à boire un thé avec moi et mon amie Marisa.
Cette dernière mit une main sur l’épaule du yokai.
-Cherche pas à comprendre. Elle est toujours comme ça. Expliqua la sorcière en souriant.
Le sparadrap rentra donc dans le temple, accompagné de Marisa.

Ils s’assirent sur des coussins à même le sol, devant une petite table basse en attendant Reimu qui était occupée à faire le thé dans la pièce d’à côté.
-Eh ben… C’est pas joli-joli ce que t’as fait à Rumia. Que s’est-il passé ? Demanda la magicienne à Mercu.
Le yokai-sparadrap raconta donc à Marisa la raison qui l’avait poussé à se battre, de son rêve avec l’œil azur, de ses pouvoirs ainsi que de son étrange transformation en monstre qui l’avait poussé à faire ce qu’il avait fait à la pauvre petite yokai des ténèbres.
Marisa était captivée par le récit du jeune yokai.
-Et du coup tu peux te prendre n’importe quelle attaque et tu n’as rien ?
-Ouais. Confirma le yokai-sparadrap.
-Ça tombe bien ! J’ai justement découvert que mon hakkero pouvait projeter de la poudre de champignon qui explose et…
-Et c’est toi qui parle de cruauté ? Coupa Reimu qui arrivait avec un plateau contenant une théière fumante et trois petits bols cylindriques. Elle posa le plateau et servit le thé à ses invités.
Au passage, elle s’excusa auprès de Mercu pour avoir voulu l’exterminer. Celui-ci accepta ses excuse et lui dit que ce n’était pas grave, que ça pouvait arriver même aux meilleurs.
Le sparadrap but une grosse gorgée du thé encore fumant et se brûla. Juste après, un petit éclair bleu crépita.
-Voilà. Ça fonctionne comme ça mon auto-régénération. Expliqua Mercu à Marisa qui avait des étoiles dans les yeux.
-C’est dingue ! T’es invincible comme ça ! S’écria Marisa qui était surexcitée. Et puis ils sont comment tes danmakus ?
-Mes quoi ?
-Tes danmakus. Tes attaques offensives si tu préfères. Expliqua Marisa.
-Heuu… Bah justement je sais pas trop… Pour l’instant j’utilise un bâton.
-La magie élémentaire de type bois ? Pas mal. Je ne la maîtrise pas très bien celle-là.
-Nonon. Juste un bâton. Que j’utilise comme une massue. Ça me permet de taper plus fort.
Reimu et Marisa se regardèrent.
-Mais… Tu connais quoi en magie ? Demanda la magicienne.
-Eh bah pas grand-chose… Mais j’aimerais bien en apprendre plus.
Marisa et Reimu soupirèrent en chœur.
-Râââh… Il est vraiment nul offensivement ! Râla la première.
-Ouf… Il ne risque pas de provoquer d’incidents. Se réjouis la deuxième.
-Du coup vous allez m’aider ?
-Non. Dit clairement Reimu.
-Ouais ! S’exclama la magicienne. Mais je suis une mauvaise prof. En revanche, je connais quelqu’un qui pourrait t’aider. Viens avec moi ! Je vais te montrer où c’est.
La sorcière en noir et blanc sorti en trombe du temple en emportant Mercu avec elle.
-Marisa. Si tu vas où je pense, tu seras très mal accueillie. Prévint Reimu qui était restée dans son temple.
-T’inquiète, je gère la fougère ! Cria-elle à son amie.
La magicienne monta sur son balai magique et dit au sparadrap de la suivre.
-Je ne sais pas voler ! Prévint Mercu.
-D’acc. Bah monte à l’arrière. Dit Marisa en se posant à côté du yokai.
-Ok. Mais tu vas pas trop vite hein ? J’ai peur de tomber.
La sorcière rigola.
-Nonon… Ne t’inquiète pas… Rassura-elle avec un sourire inquiétant.
À peine monté à l’arrière du balai, celui-ci décolla à toute vitesse.
Depuis son temple, la miko avait entendu le cri de Mercu terrorisé.
-Pauvre sparadrap. Soupira-elle.

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il y a 5 mois 2 semaines #33210 par PansementMiracle
Réponse de PansementMiracle sur le sujet Fanfic: Le pansement des héros.
Chapitre 9 : Shiki-kan


En route pour la forêt yokai, Train allait terminer ses livraisons douteuses.
Elle emprunta un chemin en terre prescris comme zone non-autorisée à la chasse à l’humain par la miko du sanctuaire Hakurei. C’est pourquoi il y avait habituellement bon nombre d’humains qui l’empruntaient pour le commerce et le travail au champs.
Pourtant, alors que Train l’empruntait en pleine journée, il n’y avait pas âme qui vive.
Elle savait que quelque chose ne tournait pas rond.
Le démon des cauchemars était aux aguets.
Une partie de sa vision étant masquée par son grand chapeau chinois, elle se servait principalement de son ouïe.

Train continuait à marcher comme si de rien n’était, tout en étant sur ses gardes.
Elle marcha ainsi pendant à peu près un quart d’heure sans qu’il ne se passe la moindre chose. Pourtant, cela faisait un moment qu’elle se sentait suivie et observée.
Si c’était l’œuvre de yokais, cela ce serait passé complètement différemment. À l’aide de sa vision périphérique et de son ouïe fine, elle aurait probablement déjà identifié son poursuivant.
Elle décida donc d’utiliser un autre de ses sens.

Il ne lui fallut pas plus d’une seconde pour détecter les ondes des lapins lunaires qui allaient et venaient de tous les côtés.
-Je vois. C’était donc une illusion. Dit calmement Train tout en faisant pleuvoir grâce à sa maîtrise de l’eau.
Les goûtes de pluie révélèrent des formes humanoïdes à une vingtaine de mètres de Train. Cette dernière identifia une personne portant un appareil qui émettait particulièrement beaucoup d’ondes.
En un éclair, le démon des cauchemars avait tendu son bras et projeté un grand jet d’eau contre l’appareil. Celui-ci se brisa, et l’illusion qui rendait les lapins invisibles disparu.
Le chapeau de Train tomba derrière ses épaules, dévoilant sa longue chevelure brune et ses yeux bleus roi.
-J’ai vu juste on dirait..
Train qui avait l’air seule, était en fait encerclée par une vingtaine de lapins lunaires armés jusqu’aux dents qui pointèrent des fusils sortis tout droit d’un film de science-fiction sur le démon des cauchemars.
Ce dernier observait ses adversaires. Le canon de l’arme d’une des lapines tremblait. Train plongea son regard dans celui de la lunarienne. Plus il la fixait, plus le regard du lapin devenait vide. D’un coup, Train ferma le yeux et la lapine se mit à mitrailler des munitions paralysantes sur ses alliées. Le démon des cauchemars profita de la surprise générale pour passer à l’attaque.
Elle sorti une spellcard de son uniforme et cria la formule.
-Lumbre Sign : Dark Light !
Sitôt activée, le démon était entouré d’une lueur violette.
Le lapins le remarquèrent et comprirent de quoi il s’agissait.
-Elle a activé une spellcard ! Repliez-vous !
La lueur violette augmentait progressivement, puis ça explosa, un torrent de grosse sphères vertes suivit de lasers de la même couleur qui se croisaient étaient lancés dans toutes les directions.
Les lunariens détallaient comme des lapins. Certain se retournèrent et tirèrent sur Train, sans succès, avant de se prendre un projectile ou un laser et d’être mis hors-combat.
Rien n’arrêtait le démon des cauchemars qui était beaucoup trop fort pour ses assaillants.
Soudain, un éclair tomba sur Train. Annulant sa spellcard.
-Qu’est-ce que… Qui a fait ça !? S’exclama Train en se relevant les cheveux tous frisés à cause de l’électrocution.
Une lunarienne beaucoup plus imposante que les autres se posa doucement devant Train. Elle devait bien mesurer deux mètres de haut et avait de larges épaules carrées.
Sa longue chevelure blanche faisait beaucoup ressortir ses yeux violets braqué sur le démon des cauchemars de manière hautaine.
-Voilà donc le boss final. Plaisanta Train avec un petit sourire plein de malice.
Les deux adversaires se tenaient face-à-face, une vingtaine de mètre les séparait.
-Alors ? Reprit Train. Pourquoi m’avoir attaqué ?
-Je te rappelle que c’est toi qui a donné le premier coup. Répondit la grande lunarienne avec une voix douce qui ne s’accordait pas avec sa taille massive.
Train se renfrogna.
-Mouais… Bah alors pourquoi vous m’espionniez ? Déjà que ça coûte bonbon pour descendre de la lune à Gensokyo.. Il y avait sûrement une bonne raison à ça.
-Ces derniers temps, sur la lune, les militaires ont remarqué que des outils liés à l’armement avaient tendance à disparaître. Or, il se trouve que certains de nos agents qui informent la lune de ce qu’il se passe sur terre, nous ont informé qu’un certain petit groupe de révolutionnaires que tu connais très bien commence à recruter du monde dans le but d’attaquer la capitale lunaire.
-Vous devriez être au courant que ce n’est pas la capitale lunaire que veut Junko. Mais la tête de Chang’e.
-Alors tu confirmes qu’il y aura une attaque ?
-Junko n’est pas bête. Elle sait très bien qu’il est impossible de prendre d’assaut la lune en espérant en sortir victorieux. Et vous non-plus vous n’êtes pas bête. Alors vous devriez savoir que c’était une très mauvaise idée de libérer Chang’e.
-Elle a bu l’élixir hourai. On n’allait quand même pas la garder prisonnière pendant l’éternité. Les actes horrible qu’elle a commit appartiennent au passé maintenant. De toute façon je sais que personne ne peut vous résonner à ce sujet.
Train baissa la voix :
-Shiki. J’ai toujours désapprouvé tes méthodes. Mais si tu penses que Chang’e va t’aider dans ta quête de ‘’purification terrestre’’ et bah tu te fourre le doigt dans l’œil.
-Ma chère Train. À ce que je vois, tu es encore en désaccord avec cette guerre. Malgré tout le temps que tu as passé avec Junko, j’aurais pensé que tu avais enfin compris qu’il est nécessaire d’éradiquer les impuretés terrestres comme les yokais, les vampires, les humains… et les démons. À ce dernier mot, Shiki avait regardé Train avec insistance.
Cette dernière serra les dents.
-Quoi ? Tu veux qu’on se batte ? Dit calmement Train en mettant la main dans une poche.
La chef lunarienne sourit.
-Pas maintenant. De toute façon, je sais déjà tous ce que je voulais savoir. Désolé pour le dérangement. Nous nous retirons.
Shiki s’inclina légèrement, puis rappela sa troupe et leur ordonna de plier bagage. Les lunariens ramassèrent leurs compagnons à terre et repartirent sans se retourner en s’enfonçant dans la forêt yokai.
Train les regardait s’en aller.
-Nous nous reverrons. Shiki-kan.
Et le démon des cauchemars retourna, pensif, compléter ses livraisons.


De son côté, Mercu décédait à l’arrière du balai de Marisa qui fonçait à toute vitesse.
Premièrement, il avait le vertige. Deuxièmement, ça allait trop vite pour lui. Et troisièmement, il avait très mal à l’entre-jambe.
Le sparadrap comprenait pourquoi c’était le plus souvent des sorcières et non des sorciers qui étaient représentés en train de voler sur des balais.
Mercu n’avait aucune idée d’où ils allaient. Il avait trop peur de regarder en bas. Il jeta un petit coup d’œil mais le regretta. Il reconnu néanmoins qu’ils étaient en train de survoler le lac brumeux.
Marisa cria quelque chose à Mercu mais il n’écoutait pas. Pour le plus grand bien du sparadrap, la sorcière ralenti, puis s’arrêta en vol stationnaire pour parler à Mercu.
-Voilà sparadrap. On va arriver au manoir du démon écarlate. Donc, voilà ce qu’on va faire. Tu m’écoute là ?
Mercu, qui était très pâle, fit « oui » de la tête.
-Ok. Là on va entrer dans la bibliothèque, je te pose et je repars. Mais il faudra faire vite, alors accroche-toi bien à moi et laisse-toi faire.
-Ça... Ça marche. Bégaya le sparadrap.
-C’est partiii !
Marisa reparti encore plus vite qu’avant. En moins d’une minute, ils se trouvaient déjà aux portes du manoir. Les murs de ce dernier se rapprochaient dangereusement. Mais la magicienne accéléra encore davantage. Mercu cria comme une fillette alors qu’ils allaient s’écraser contre les murs rouges du manoir de Remilia. Au dernier moment, le balai fut entouré d’une sphère qui laissa une grosse traînée arc-en-ciel hors du mur qu’il venaient de transpercer. Marisa, tout sourire, salua Koakuma, qui avait manqué de faire un arrêt cardiaque, avant de repartir à toute vitesse par le trou béant dans le mur de la bibliothèque en laissant Mercu qui vomissait sur la moquette quelques mètres plus loin.
Sakuya apparu dans la bibliothèque couteaux en mains, mais c’était trop tard. Marisa était déjà loin. La maîtresse du temps était hors d’elle.
-Je commence à en avoir marre de réparer les dégâts de cette satanée magicienne !
-Du calme Sakuya. Dit calmement une jeune femme toute de mauve vêtue. Qu’as-t-elle prit cette fois-ci ?
Koakuma se releva encore tremblante.
-Elle n’a rien prit madame Patchouli. Mais elle a déposé ça. expliqua la petite démone en montrant Mercu du doigt.
-Non ! Pas la moquette ! s’écria Sakuya.
Le sparadrap lança un regard gêné aux habitantes du manoir.
-Mais c’est le pansement héro ! s’exclama Koakuma qui reconnu Mercu.
-S…salut… Koakuma ? c’est bien ça ?
-Ouiii ! Il se souvient de moi ! La petite démone sauta contre le sparadrap et le serra fort contre sa poitrine.
Patchouli soupira :
-aaalalah… ces démones. À ce que je vois, ce sera la pleine lune ce soir.
-Il est drôlement bien accueillit pour quelqu’un qui vient de régurgiter sur la moquette. Ironisa Sakuya. Si cela ne tenait qu’à moi, je l’aurais déjà renvoyé d’où il est venu.
-Tu l’aurais lancé par la fenêtre ?
-Précisément. Murmura-elle avant de disparaître pour aller chercher son matériel de nettoyage.
Alors que Koakuma couvrait Mercu de baisers, Patchouli retourna tranquillement à son bureau.
-Pitié ! Ne me laissez pas seul avec elle ! Cria le sparadrap à moitié étouffé.
La magicienne ne se retourna pas. Cependant, Sakuya réapparu et ordonna à la petite démone de le relâcher. Le sparadrap était mort psychologiquement. Il en avait trop vu pour aujourd’hui. Pour tester, il utilisa son pansement miracle. Des éclairs azurs crépitèrent autour de sa tête. Le sparadrap se releva, il se sentait en pleine forme.
-La classe ! Ça soigne même les maux de tête!
Sakuya mit une main sur l’épaule de Mercu.
-Ça va mieux sparadrap ? Serais-tu d’accord de m’aider à réparer les dégâts que vous avez causé toi et cette charmante sorcière?
Le ton utilisé était doux, mais il y avait une part de menace dans sa voix. Le sparadrap tremblait comme une feuille. Il fit absolument tout ce que la servante lui demanda de faire. Il était venu au manoir pour apprendre la magie mais il passa le reste de la journée à nettoyer la bibliothèque, tout en évitant Koakuma qui lui faisait des clins d’œil. Dès qu’il eut fini ses corvées de nettoyages, il alla aider la servante du démon écarlate qui réparait le mur.
Il discutait avec elle et lui expliqua pourquoi Marisa l’avait lancé là. Sakuya lui dit d’aller voir Patchouli. Mais elle doutait qu’elle allait accepter de l’aider. Dès qu’il eurent terminé la réparation du mur, Sakuya le remercia puis disparu, laissant Mercu seul dans la bibliothèque. Le sparadrap erra entre les étagères remplies de livres à la recherche de la magicienne. Il lui fallut un bon quart d’heure avant d’enfin l’apercevoir, cachée derrière le tas de livres empilés sur son bureau.
Il alla donc vers la magicienne qui était plongée dans un grimoire qui, vu sa taille, devait peser une bonne dizaine de kilos.
Il n’osait pas l’appeler, de peur de la déranger. Mais la magicienne le remarqua et lui demanda de venir vers elle. Mercu allait lui expliquer les raisons de sa venue, mais il n’en eut pas besoin. La magicienne pris la parole en première :
-J’imagine que tu vas me demander de t’enseigner la magie ?
-Oui. Sakuya te l’as dis ?
-Non. Mais à chaque fois qu’un jeune homme venu d’ailleurs entre dans ce manoir, je deviens sa professeure.
-Il y en a eu beaucoup ?
-Oui. Ils étaient tous nouveaux à Gensokyo. C’était des humains, des yokais… Parfois, il venaient du monde extérieur. Un jour, j’ai formé un humain croisé avec un homonculus. Une autre fois, c’était un humain qui était la réincarnation d’une lignée maudite par une créature maléfique. J’en ai vu de toute les couleurs avec eux… Soupira elle.
Le sparadrap était fasciné par ce que racontait la magicienne. Celle-ci le remarqua, et lui montra une petite étagère non-loin de là.
-Ils ont écris leurs aventures dans ces bouquins et me les ont confiés. Si tu veux, je te les prête. Bon. Revenons-en au principal. Déjà, qui es-tu ?
-Je suis Mercu. Un yokai-sparadrap.
-enchanté Mercu. Moi, je m’appelle Patchouli Knowledge. Et je suis une magicienne.
-Alors Mercu. Reprit-elle. As-tu des capacités magiques particulières en tant que yokai-sparadrap ?
-Je peux me soigner d’absolument tout. Et je ressens peu la douleur.
-Vraiment tout ?
Patchouli leva un bras en direction du mercurochrome qui recula légèrement.
-Attends, tu vas quand même pas…
Une arcane pleine d’étranges symboles apparu devant sa main, et de puissantes lames d’air couplées à une grosse liane sortirent de celle-ci et transpercèrent le sparadrap de parts-en-parts.
-Hey ! Ça c’est pas sympa ! Cria Mercu qui avait encore la liane plantée dans le ventre.
La magicienne claqua des doigts et la liane disparu en laissant un gros trou dans le sparadrap. Celui-ci activa sa spellcard et les habituelles éclairs azurs se mirent à crépiter un peu partout, laissant un Mercu intact devant les yeux blasés de Patchouli.
Le sparadrap était étonné de la non-réaction de la jeune femme.
-C’est étrange. L’un de mes anciens élèves avait à peu près le même pouvoir. Aurais-tu ingurgité une pierre philosophale ?
-Une quoi ?
-mmmh… visiblement pas.
La magicienne posa divers questions sur les connaissances magiques du jeune yokai-sparadrap avant d’en déduire qu’il partait de zéro dans ce domaine.
Mercu demanda à Patchouli si elle allait lui apprendre à utiliser la magie. Celle-ci lui répondit qu’elle en serait enchantée mais qu’il fallait l’accord du propriétaire des lieus, Remilia Scarlet.
-Bon bah je vais lui demander. Elle est où ?
-Je suis là. Répondit un voix.
La petite fille vêtue de rose aux ailes de chauve-souris se tenait appuyée sur le rebord d’un balcon de l’étage supérieur qui donnait sur Mercu et Patchouli.
-Je vous ai observé Patchy et toi, et j’ai cru comprendre que tu comptais utiliser la bibliothèque ainsi que les connaissances de mon amie.
-Oui. Du coup est-ce que vous..
-Je sais ce que tu t’apprêtes à dire. Coupa-elle. Laisse-moi réfléchir, c’est déjà la deuxième fois que tu pénètre par effraction dans ma noble demeure, que tu brises tout ce qui s’y trouve, et tu me..
-Le mur c’est Marisa qui..
-Silence yokai ! Ne m’interromps pas ! Tu ne manques pas de culot, ma parole ! Je te rappelle que les lieus que tu souilles et que tu as souillé m’appartiennent ! Si je le lui demandais, Sakuya t’aurais déjà mis à la porte ! Avec quelques couteaux dans le derrière en prime !
La maîtresse du manoir continua de le sermonner durant plusieurs minutes durant lesquelles il se ratatinait de gêne.
-Mais je te fais une fleur, sparadrap. J’ai pu constater que tu as un pouvoir fort intéressante. Tu permets ? Fit-elle en faisant apparaître une lance écarlate entourée de chaînes dans sa main droite.
Mercu soupira :
-J’ai compris… Fit-il mollement.
Le sparadrap monta sur le bureau de Patchouli et écarta les bras en se tenant prêt à recevoir une puissante attaque.
Un sourire se dessina sur le coin des lèvres de Remilia, puis, d’un geste souple, la vampire lança sa lance qui passa à travers Mercu, au niveau du coeur, avant de disparaître juste avant de toucher le mur qui se trouvait derrière lui.
Sans même utiliser sa spellcard, les éclairs bleus crépitèrent et le trou dans le torse du sparadrap disparu.
-C’est parfait. Dit calmement la vampire. Il pourra apporter un divertissement à Flandre.
-C’est assez cruel. Fit remarquer Patchouli.
Mercu ne comprenait pas de quoi elles parlaient, mais ça ne lui disait rien qui vaille.
-Bien. Pour en revenir à la discussion précédente, j’accepte ta présence ici. Tu seras même mon invité.
-Votre invité ?
-Oui. Tu n’as nulle part où loger n’est-ce pas ? Tu es un vagabond, je le vois dans ton regard, à ton hygiène, et à tes vêtements déchirés, un peu par ma faute, certes, je te fournirai de quoi t’habiller correctement ainsi que de quoi manger, et un lieu où dormir.
Les yeux de Mercu s’illuminèrent. Il n’en croyait pas ses oreilles pointues.
-C...c’est vrai ?
-Bien sur. Mais… à une condition, tu devras t’occuper de ma petite sœur de temps-en-temps.
-C’est tout ?
-Oui.
-Génial ! Merci beaucoup ! Je ne vous décevrai pas ! s’exclama Mercu fou de joie.
-Bien. Tes cours avec Patchouli débutent dès maintenant. Après le souper, Sakuya te mènera à ta chambre. Je vais vous laisser. À plus tard, sparadrap.
La petite vampire tourna les talons, laissant la magicienne et le sparadrap seuls dans la bibliothèque.
D’un coup sec, Patchouli referma le grimoire qu’elle avait devant les yeux. Puis elle emmena Mercu dans un coin sombre de la bibliothèque où une sorte de grande arcane gravée sur le sol, formait une arène.
La magicienne frappa des mains et au même moment, un grand lustre s’alluma au dessus de l’arène. Mercu était impressionné mais il fut vite déçu lorsqu’il aperçu Koakuma qui attendait près d’un interrupteur un peu plus loin.
La magicienne se posta à l’autre bout de l’arène et se retourna.
-Bien. Montre-moi ce que tu sais faire. Allez, ne sois pas timide.
Mercu leva le bras de manière hésitante, puis il fit apparaître un petit sparadrap en claquant des doigts.
-Ce n’est pas grand-chose. Soupira Patchouli.
Mercu se concentra et une dizaine d’autres sparadraps apparurent en émettant un bruit similaire à celui d’une bouteille qui se débouche. Les sparadraps flottaient aux côtés de Mercu en tournant sur eux même.
-Tu peux probablement faire mieux. Disait Patchouli, l’air toujours aussi blasé.

-Allez. Reprit-elle. Imagine que je suis sur le point de t’attaquer.
Mercu tendit le bras et envoya l’un de ses sparadrap contre la magicienne qui le reçu sur le front dans un petit bruit de claque.
-Ce n’est pas avec ça que tu seras capable de te défendre. Affirma Patchouli en décollant le pansement de son front. Je sais que tu peux faire mieux. N’aies pas peur de m’attaquer sérieusement. Imagine que tu es dans une situation délicate, et donne tout ce que tu as.
Mercu ferma les yeux et repensa à son rêve de Rumia qui mangeait Train.
-Oh ?
-Que se passe-il ? Interrogea le yokai en rouvrant les yeux.
-Il y a eu un éclair et quelque chose est apparu sur ton nez. Disait une Patchouli intriguée.
D’un coup, tous les sparadraps qui lévitaient autour de Mercu fusèrent, tel des petits couteaux, sur Patchouli qui, d’un geste, forma une barrière devant elle, faisant rebondir les projectiles qui retombèrent sur le sol dans un petit fracas métallique.
La magicienne se pencha pour en ramasser un et l’examiner.
-C’était pas mal du tout. Je ne savais pas que tu savais utiliser la magie élémentaire acier. S’étonna-elle. Ces vulgaires sparadraps sont devenus aussi tranchants qu’une lame de rasoir. Dit-elle en passant le doigt sur l’un d’eux. Sakuya utilise le même type d’attaques.
-Mais.. Je n’ai rien fait, moi. Affirma Mercu en se passant le doigt sur le nez. Le petit œil bleu avait disparu.
-Vraiment ? C’est étrange. Dis-moi, la spellcard qui te soigne, c’est toi qui l’a crée ?
Le sparadrap fit non de la tête. Patchouli lui demanda pourquoi et il expliqua qu’il avait ce pouvoir, c’est tout. La magicienne fixait Mercu droit dans les yeux, le rendant assez mal à l’aise. Elle finit par conclure en soupirant qu’il disait la vérité et que c’était assez étrange. Normalement, les spellcards n’apparaissent pas comme ça. En plus, elle était certaine d’avoir vu un petit œil s’ouvrir au milieu du pansement que Mercu avait, collé sur son nez.
L’attention de Mercu fut attirée par de petits bruits provenant de derrière une étagère non-loin de là. C’était Koakuma qui revenait, une grosse pile de bouquins empilée sur les bras, elle posa lourdement son fardeau sur le bureau de Patchouli et se laissa tomber sur une chaise à proximité.
-Bien. Ce qui va prochainement t’occuper. Reprit-la magicienne. Les bases de la base de la magie élémentaire, le feu, l’eau, la terre, le bois, et le métal que tu as l’air de déjà bien connaître.
Mercu voulu rappeler qu’il ne savait pas comment il avait fait pour changer les sparadraps en acier mais il se fit couper par Patchouli qui lui lança un gros livre qui expliquait tout sur la magie du feu et son bon fonctionnement offensif en combat. Puis, la magicienne se leva et laissa le yokai-sparadrap à son bureau.
-Tu dois étudier ça. Si tu veux entraîner la pratique, tu peux le faire dans l’arène. Si tu as besoin de moi, je me trouve au deuxième étage, à la rangée C9 près de la collection du recueils des derniers alchimistes de la perse antique. Dit-elle en partant.
Mercu la regarda s’en aller en se demandant si il allait vraiment pouvoir apprendre tout ça seul.

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il y a 5 mois 1 semaine #33213 par PansementMiracle
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Chapitre 10 : Premier cour.


Cela faisait une bonne heure que Mercu était plongé dans le livre sur la magie élémentaire aquatique. Il avait envie de se spécialiser dans cet élément car c’était celui que maîtrisait son amie Train. Il essayait de propulser de l’eau de ses mains, mais il n’y parvenait pas. Comme inscrit dans le livre, il se détendit, comme si son corps était un liquide, il fit un signe triangulaire avec ses doigts, et concentra la force magique de son corps de yokai.
Mais rien ne se produisit. Il réessaya, encore, et encore, sans succès.
Mercu soupira. Il se dit que l’eau ne serait pas son truc. Il pris donc le livre sur la magie végétale et se mit à l’étudier. Un peu plus tard, Mercu se sentit prêt, il alla dans l’arène.
Le sparadrap respira profondément, sentant l’oxygène entrer dans ses poumons comme le vent qui souffle dans les feuilles des arbres de la forêt. Puis, il leva le bras, et expira tout l’air qu’il avait accumulé dans un râle qui le fit tressaillir.

Rien ne produisit.
Mercu était frustré. Il était sûr qu’il avait réussit. L’apprentissage de la magie s’annonçait plus corsé qu’il ne le pensait.
Il reposa son bouquin et prit celui de la terre.
Après trente minutes de lecture et quelques essais pratique non-aboutis, il constata qu’à chaque essais, il lui manquait quelque chose. Comme si la magie ne voulait pas venir, il n’arrivait pas et ne savait pas où la puiser.
Il reposa son livre de la terre et prit celui du feu. Il fit la même chose que pour les éléments précédents, lors de son essai, comme indiqué dans le livre, il laissa son énergie, son excitation et sa bonne humeur monter en lui. Après quelques secondes de concentration, il se sentait prêt à en découdre.
-Je suis chaud-bouillant ! s’exclama-il.
Il plaça ses deux mains devant lui, poussa un râle libérateur, et attendit.
Rien ne se produisit.
La bonne humeur de Mercu s’embrasa et se réduit en un tas de frustration.
-Merdeuh ! S’écria-il en frappant du poing son bureau.
À l’instant même où il frappa, le meuble s’embrasa.
Mercu recula en poussant un petit cri. Il n’avait pas compris ce qui venait de se passer. Il appela Patchouli et Koakuma, mais personne ne vint l’aider. Il était dans de beaux draps, voilà qu’après avoir renversé une table, volé une armure et fait un gros trou dans un mur, il venait de mettre le feu à la bibliothèque. Si Remilia Scarlet apprenait ça, il risquerait fortement d’être mis à la porte, avec quelques couteaux dans les fesses en prime.
Le sparadrap branla la tête pour chasser ses pensées négatives et fit face au bureau qui était en train de partir en fumée.

Qu’aurait-fait Train dans cette situation ? Se disait-il.

Mercu prit un grande inspiration. Il se positionna de manière à avoir une bonne stabilité au sol, il plaça ses deux bras devant-lui, croisa les doigts en formant un étrange signe triangulaire, et se concentra de toute sa volonté. Il essayait de projeter un jet d’eau contre l’incendie. Ses jambes tremblaient, cette fois, il ne devait pas échouer.
Il inspirait et expirait rapidement et profondément. Il contracta les muscles de ses jambes, prit solidement appui au sol, détendit ses doigts tout en formant solidement le signe triangulaire, puis, il ferma les yeux, et relâcha son souffle et ses muscles en expirant tout l’air qu’il pouvait.
Son « troisième œil » s’ouvrit et deux éclairs azurs crépitèrent dans les mains du yokai-sparadrap. Suivis d’un épais torrent d’eau cristallisé qui engloutit les flammes.
Mercu n’en croyait pas ses yeux. Il avait réussit, enfin, était-ce bien lui qui avait provoqué tout ça ? Il fut coupé dans ses réflexions par des applaudissements provenant d’un peu plus haut.
Patchouli se tenait sur le balcon de l’étage supérieur et observait Mercu de celui-ci.
-Bravo sparadrap. Je vois que tu de débrouille bien lorsque tu es sous pression.
Mercu réfléchit un instant.
-Attends… T’étais là depuis tout ce temps ?
-Bien sur. C’est moi qui ai mis le feu à ton pupitre.
-Hein !? Mais pourquoi t’as fait ça ?
La magicienne sourit.
-Et bien. Simplement pour te motiver un peu. Dit-elle calmement en tournant les talons.
Le sparadrap soupira tout en gardant le sourire.
Il était très content de la méthode qu’avait utilisé sa professeure, mais il se demandait si Remilia serait du même avis que lui. Si il fallait brûler un meuble dès son premier cours, que serait la suite ?
Mercu alla évaluer les dégâts. Il fut stupéfié. Le bureau, qui venait pourtant de s’enflammer, était intact. Il n’y avait pas la moindre trace de brûlure à sa surface.
-Eh oui. Fit une voix derrière lui. Ces flammes étaient probablement des fausses. Cette magicienne a plus d’un tour dans son sac.
-Sakuya ? Je ne t’ai pas entendue arriver. Tu étais là quand j’ai projeté un jet d’eau de mes mains ?
-Oui.
-L’eau était réelle ? Je veux dire… ça n’était pas un illusion ? Demanda le sparadrap.
-C’était bien réel.
-Mais alors pourquoi le bureau est sec ? Je l’ai pourtant aspergé d’eau.
La servante de Remilia soupira.
-Je te l’expliquerai. Suis-moi. Ça va être l’heure de manger.
Sakuya mena Mercu à la salle à manger. Durant le trajet, elle lui expliqua que la magie, une fois lancée, disparaissait. Y compris si elle est sous forme de terre, de bois ou de métal.
-Je vois. Fit Mercu. Donc si je bois l’eau que je créer, cela n’étanchera pas ma soif ?
-Non.
-Mais si patchouli avait réellement incendié le bureau, les flammes auraient aussi disparu sans laisser de traces ?
-Non. Cela aurait quand même produit de la chaleur et le bois se serait réellement enflammé.
-Je commence à comprendre comment ça marche… Murmura Mercu.
Le sparadrap renifla et accéléra l’allure.
-Woah ! Ça sent drôlement bon par ici ! S’exclama-il.
-Ne soit pas si pressé sparadrap. Soupira Sakuya. Reste derrière moi. Reprit-elle. Tu risquerais de te perdre.
Guidé par son odorat de yokai, Mercu accourait vers ce qui semblait être du poisson. Il sema rapidement Sakuya, qui, si elle le voulait, pouvait très facilement le rattraper. Mais elle sentait qu’il allait dans la bonne direction. Elle arrivait à sentir l’aura magique de Mercu. Celle-ci était, certes, très faible. Mais il y avait quelque-chose de particulier. Il y en avait deux différentes, ainsi que diverses émanations qui s’échappaient aléatoirement au grès des émotions du sparadrap. Aillant un grand désir de satisfaire sa gourmandise, l’intensité des émanations était assez élevée. Mais toutefois moins que lorsqu’il avait éteint le feu dans la bibliothèque. Sakuya trouvait cette « créature » forte intéressante.
-Un yokai-sparadrap… Se dit-elle, un sourire le coin des lèvres. À quoi pourrait-ce bien servir ?

L’odeur s’intensifiait. Mercu, qui n’avait rien mangé depuis qu’il avait quitté l’auberge au village des humains, était extrêmement affamé. Déjà que les yokais ont un estomac aux capacités généralement supérieurs à celles des humains.
Mercu bifurqua et arriva dans un long couloir droit. Au fond, il y avait une porte entrouverte. De celle-ci, de la lumière, des voix et une délicieuse odeur en émanaient.
Le yokai-sparadrap n’y tint plus. Il fila à une vitesse inimaginable dans le couloir, aussi vite que l’éclair bleu qui venait de crépiter dans son regard. Sakuya ne parvenait plus à sentir son aura.
Dans sa course folle, il se faufila avec précision dans la mince ouverture de la porte sans la toucher.
Puis, il se stoppa d’un coup entre Patchouli et Remilia qui discutaient tranquillement. Celles-ci ne l’avaient même pas remarqué, et ne sentirent que son déplacement d’air qui provoqua une violente bourrasque qui souffla dans toute la pièce, faisant, au passage, s’envoler la charlotte de Patchouli et tomber Koakuma qui était assise un peu plus loin.
La magicienne soupira.
-Bonjour Mercu.
Le yokai-sparadrap sourit et allait répondre, mais, d’un coup, il explosa. Recolorant les vêtements mauves de la magicienne en rouge. Quelque chose qui semblait être un gros morceau d’intestin tomba sur Koakuma qui poussa un cri déchirant.
Patchouli, Remilia et Sakuya, qui venait d’apparaître dans la pièce, soupirèrent en chœur :
-Flandre !
Un petite fille, assise près de Koakuma, avait le poing fermé en direction de Mercu.
Comme Rumia, elle avait des yeux rouges sang et de courts cheveux blonds, cependant coiffés d’un charlotte blanche serrée par un ruban rouge noué au dessus d’une petite couette nouée sur le côté gauche de sa petite tête d’enfant. Elle devait avoir entre six et huit ans. Cétait la petite sœur de Remilia. Elle ressemblait beaucoup à son aînée. Cependant, ses ailes dorsales n’étaient pas les même. Remilia avait deux petites ailes de chauves-souris repliée au niveau des omoplates. Flandre, elle, avait des sortes de branche métalliques d’où pendaient des cristaux multicolores.
La petite fille fit un adorable sourire un peu désolé.

Le corps de Mercu était éparpillé un peu partout dans la pièce. Seul le sparadrap qu’il avait sur le nez était intact. Celui-ci s’éleva à quelques mètres du sol et se mit à briller de l’habituelle douce lumière azure. Les restes du yokai-sparadrap qui recouvraient les murs s’évaporèrent sans laisser de traces et se reformèrent autour du petit sparadrap bleu. Peu-à-peu, une silhouette familière se reformait. Soudain, la lumière disparu, et Mercu se tenais debout, comme si de rien n’était. Cependant, il était nu. Sakuya disparu avant de réapparaître instantanément après juste à côté de Mercu, qui, soudain, était vêtu d’un élégant complet noir et blanc pour homme de l’Angleterre du XVIIIe siècle.
Flandre, qui avait été choquée par la vision précédente, leva le poing en direction du sparadrap. Mais elle fut coupée par sa grande sœur qui s’interposa.
-Non Flan. Tu risquerais d’abîmer sa tenue. Ce magnifique costume appartenait à notre grand-oncle. Tu auras tout le loisir de t’amuser avec lui plus tard. Dit calmement Remilia. Ce jeune yokai, reprit-elle, est mon invité. Il séjournera au manoir pendant quelques temps.
Le ventre du concerné gargouilla bruyamment.
À cela, la maîtresse du manoir écarlate fit remarquer qu’il était temps de passer à table. Mercu était tellement heureux de cette remarque qu’il en eut les larmes aux yeux. La servante expliqua à sa maîtresse qu’elle devait juste aller chercher la gardienne. Elle disparu, et réapparu quelques secondes plus tard en traînant la femme à la longue chevelure rouge-orangée qui dormait contre l’immense portail en acier aux portes du manoir. Là, elle ne dormait plus. Elle se débattait en disant qu’elle était désolée et qu’elle ne le referai plus jamais. Sakuya la lâcha au pieds de Mercu en lui disant de saluer ce dernier.
La gardienne cessa de geindre et s’intéressa au yokai-sparadrap.
-Encore un outsider ? Je vais devoir lui apprendre les arts martiaux ? Disait-elle en examinant la musculature du jeune yokai.
La femme tendit la main à Mercu et se présenta. Elle s’appelait Meiling.
Le sparadrap serra la main et allait répondre, mais Koakuma le fit à sa place.
-Lui c’est Mercurochrome, le yokai-pansement héro !
-Je préfères Mercu. Précisa-il en rougissant. Mais appelle-moi comme tu veux
-Eh bien prends place, Mercu. Dit Meiling en invitant le yokai-sparadrap à s’asseoir à la table où attendais Flandre qui n’avait pas lâché Mercu des yeux. La table en question était recouverte d’une magnifique nappe rouge sang où était posées des plats en argents remplis des délicieux mets dont l’odeur avait fait péter un câble à Mercu. Lorsque son regard tomba sur la magnifique table, cela faillit recommencer. Mais il parvint à se retenir de plonger tête la première dans l’immense pudding comme il l’aurait fait si il avait été seul. Il tira même poliment sa chaise à Patchouli avant de prendre place à son tour sur ces chaises qui, il fallait quand même le dire, étaient d’un confort incroyable. Dès que toutes les habitantes du manoir écarlate eurent pris place, Remilia, qui était au bout de la table, leva son verre et porta un toast en l’honneur de leur invité, puis, elle prononça la phrase que Mercu attendait impatiemment. « Bonne appétit ! ».
Aussitôt, le sparadrap affamé s’empressa de remplir son assiette de tout ce qui était à sa portée. Ses canines de yokai se déployèrent, tel des griffes de chat, avant de s’attaquer à un gros morceau de viande rouge cuit à la perfection. Pour ne pas paraître impolis, il mangeait lentement très proprement, contrairement à son dernier repas, il ne se bâfrait pas. Cependant, il ne s’arrêta que lorsque les plats furent entièrement vides. Sakuya était heureuse de voir sa cuisine autant honorée. Koakuma et Meiling était impressionnée de la quantité de nourriture qu’il avait pu ingurgiter.
-Où est passé tout ce qu’il a mangé ? Il ne peut pas y avoir autant de place dans son estomac ! s’égosillait Koakuma.
Un éclair bleu crépita près du nez de Mercu.
-Moi, je crois le savoir… Murmura Patchouli.

Dix heures sonna, tout le monde avait fini de manger. Sakuya se leva et accompagna Mercu à ses appartements. Sa chambre était simple mais luxurieuse, Il y avait un grand lit, un bureau et deux fenêtre qui donnaient sur le lac brumeux, le papier peint et la moquette étaient entièrement rouge avec des motifs gothiques noirs. Une fois seul, il se mit torse nu et se jeta dans son lit. Il s’étonna du confort de celui-ci et s’endormit rapidement.

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il y a 5 mois 1 semaine #33214 par PansementMiracle
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Chapitre 11 : Une détermination d’acier


Mercu se réveilla le lendemain matin, il venait de passer l’une des meilleures nuit de sa vie. Il se leva et s’habilla d’un Kimono chinois vert et noir que Sakuya lui avait déposé sur la chaise du bureau. Il ressemblait étrangement à un peignoir. Le yokai-sparadrap le trouva fort confortable. À défaut d’un petit détail qui le grattait vers la nuque, c’était un petit papier qui avait été glissé dans l’encolure. Il y avait un petit message qui disait « de la part de Meiling ». Il sourit et sorti de sa chambre. Il referma la porte, au moment où il se retourna, Sakuya apparu juste devant lui. Le Mercurochrome eut une attaque et s’évanouit. La servante voulu le rattraper mais elle sursauta lorsque le sparadrap sur le nez de Mercu se mit a produire des éclairs bleus qui crépitèrent tout autour de la tête du yokai.
Dès que les éclairs cessèrent, Mercu se releva. Mais ce n’était plus lui.
Physiquement, il n’avait pas changé d’un poil. À l’exception de son visage qui n’était plus qu’une énorme bouche à la langue surdimensionnée qui pendait jusqu’au bas de son coup,. Et au dessus, à moitié caché par un frange de cheveux noirs coiffés en pétard, un grand œil bleu clair fixait le sol.
C’était le monstre qui avait blessé Rumia.

Sakuya saisit l’un de ses couteaux tout en surveillant la créature qui se contentait de fixer le sol en râlant doucement.
-Enfin libre.. Murmura-elle.
La créature releva la tête et se tourna vers la servante du manoir écarlate.
-Bonjour. On va prendre le petit déjeuner ? Demanda-elle à Sakuya qui ne savait pas si elle devait être inquiète ou pas.
-Qu’est-il arrivé à ton visage ?
-Oh, C’est vrai cela doit vous faire bizarre. Je vous l’expliquerai à tous en même temps. J’ai pas envie de devoir me répéter.
Sakuya fixait toujours la créature droit dans l’œil. Elle ne bougeait toujours pas. Finalement, elle détourna le regard et déclara qu’elle allait y aller.
La servante du démon écarlate suivi le monstre. De toute façon, le manoir et si grand qu’il était théoriquement impossible pour un nouveau locataire de s’y repairer. Il se perdra.
-Si je me souvient bien, c’est par là.
Sakuya haussa un sourcil.
La créature pris appuis sur son pied gauche qui s’entoura d’éclairs bleus. Puis, il se lança à une vitesse folle dans les couloirs. La servante ne s’attendait pas à cela. Elle voulu arrêter le temps, mais un déplacement d’air la déstabilisa et l’en empêcha. Avec quelques secondes de retard, elle activa sa montre à gousset et tenta de rattraper la créature. Mais elle était déjà arrivée dans la salle à manger.

La porte de la salle à manger s’ouvrit. Remilia Scarlet, qui était assise et discutait avec Patchouli, salua la créature en pensant que c’était Mercu.
-Bonjour mademoiselle Scarlet. Je ne suis pas Mercu.
La maîtresse vampire se retourna pour observer son interlocuteur. Patchouli l’imita.
Les deux femmes furent surprises de la créature qu’elles avaient sous les yeux.
-Qui es-tu ? Interrogea la vampire méfiante.
-Je vais vous raconter mon histoire. Répondit la créature. Mais j’aimerais d’abord que tout le monde soie là.
À peine la créature finissait sa phrase que Sakuya apparu dans son dos et lui balaya les jambes. La créature tomba lourdement sur le sol. La servante se téléporta à droite de sa maîtresse et, au même moment, des couteaux fusèrent vers la créature depuis toutes les directions. Cette dernière ne chercha même pas à esquiver et se prit absolument tout les projectiles dans le corps.
-Heureusement que je ne ressens pas la douleur comme vous… Soupira la créature.
Des éclairs bleus crépitèrent et les couteaux sortirent de leur cible, les plaies du monstre se refermèrent rapidement et il se releva.
Sakuya se remit en position d’attaque et Remilia fit apparaître sa lance rouge dans une main. La créature posa son œil dans ceux de la servante et de sa maîtresse et déclara qu’il serait inutile de discuter avec elles. La lance de la vampire vola sur le monstre et l’atteignit en plein front, faisant partir sa tête en arrière.
-Hié ?
La créature se remit droite, c’était à nouveau Mercu. Il regardait les trois habitantes du manoir écarlate qui lui faisaient face, un lance fichée dans la tête, sans savoir ce qu’il venait de lui arriver.
La lance de Remilia disparu dans un nuage de poussières rouge et noir, et la plaie du yokai-sparadrap se referma avec les habituelles éclairs bleus.
-Oui ? Dit maladroitement Mercu.
Sakuya souffla.
-C’est bon. Il est redevenu comme avant. Dit-elle l’air soulagée.
-Redevenu quoi ? Que s’est-il passé ? Interrogea Mercu qui ne comprenait vraiment rien.
-C’est dommage. Il n’avait pas l’air agressif.. Soupira Patchouli.
-Cette créature ne m’inspirait guère confiance. Tu as bien agis Sakuya. Affirma Remilia.
Mercu, qui ne comprenait toujours rien, alla s’asseoir à la table du petit-déjeuner pendant que les trois jeunes femmes débattaient sur ce qu’il fallait faire du yokai-sparadrap.
Patchouli disait qu’elle voulait étudier son cas et continuer les cours comme si de rien n’était, alors que Sakuya et Remilia penchaient plus pour une extermination selon les règles. Finalement, la magicienne réussit à convaincre la maîtresse du manoir de le laisser en vie car il pourrait s’occuper de Flandre.

Meiling entra dans la salle à manger accompagnée de Koakuma. Les deux jeunes femmes saluèrent le yokai-sparadrap. Meiling serra la main de Mercu qui fit un drôle de craquement, deux-trois éclairs bleus crépitèrent.
-Je vois que tu as mis le kimono que je t’ai offerts. Il te plaît ?
-Ouais ! M’en séparerai jamais ! Affirma haut et fort le sparadrap.
-Bien. Je vois que tout le monde est là. Fit Remilia. Nous pouvons passer à table.
-Bah… Et flandre ? Elle n’est pas encore là. Intervint Mercu.
-Ne t’inquiète pas, sparadrap. C’est normal. Occupe-toi plutôt de tes études avec Patchy.
Sakuya réapparu et la table fut soudainement remplie du petit déjeuner qui fit rapidement changer ses préoccupations à Mercu.

Après un succulent petit déj’, le yokai-sparadrap était prêt à en découdre avec ses études. Il suivait impatiemment Patchouli qui marchait bien trop lentement à son goût.
Ils arrivèrent à Voile. La magicienne amena Mercu vers son pupitre et lui demanda de bien vouloir répondre aux questions qu’elle avait à lui poser. Le sparadrap esquissa.
-Pour commencer, je vais d’abord te raconter ce qu’il s’est passé ce matin.
Mercu était très attentif.
-J’ignore quand et comment, mais tu étais devenu quelqu’un d’autre.
-Hein !? Et j’ai fait du mal à quelqu’un ? Où-est Flandre !? S’exclama le yokai-sparadrap soudain inquiet.
Patchouli fronça les sourcils.
-Je te rassure, tu n’as attaqué personne. Mais tu as changé de personnalité et de visage.
Mercu eut un soupir de soulagement. Puis, il raconta sa transformation face à Rumia et ses visions de l’œil azur. La magicienne était intéressée par le récit de son apprenti. Elle voulait en savoir plus sur ses origines et ceux de ses pouvoirs de guérison. Lorsque Mercu avait parlé de l’œil, elle était sûr que cela avait un rapport avec celui qu’elle avait aperçu sur le pansement collé sur son nez.
-Depuis quand as-tu ce genre de visions ?
-Eh bien.. Depuis qu’une fée des glaces super forte m’a attaqué sur le lac.
Un peu plus loin, Koakuma éclata de rire.
Patchouli resta blasée et se contenta d’acquiescer.
-Quel âge as-tu ? Demanda-elle.
Mercu réfléchit un instant.
-À peu près 3 jours.
La magicienne releva la tête.
-J’ai compris. Tu n’étais qu’un sparadrap et tu est devenu un yokai. Ta transformation à eut lieu il y a trois jours.
-Comme Kogasa ! S’exclama Koakuma toute excitée.
-Effectivement, comme Kogasa. Cependant, tu as dis que ça ne fait que trois jours que tu as ce corps. C’est étonnant que tu saches déjà parler notre langue et que tu te comportes aussi bien dans notre société. Es-tu bien sûr de n’être qu’un yokai-sparadrap ?
Patchouli regardait Mercu droit dans les yeux. Son regard violet était très profond.
Le yokai-sparadrap hésita, puis avoua :
-Il y a eu autre chose. Lorsque le pansement.. enfin quand je n’étais plus moi, j’avais d’autres visions.
Patchouli ne lâchait pas Mercu du regard.
-Ce n’était pas comme dans mes rêves, ça ressemblait plus à des souvenirs. Dans des lieus qui ne ressemblent pas à Gensokyo, avec des humains que je n’avais jamais vu qui ont l’air de bien me connaître. Pourtant, ils ne m’appellent pas par mon nom. Je suis peut-être la réincarnation de quelqu’un… Je n’en sais rien. Je veux juste apprendre à me défendre et retrouver mon amie Train.
La magicienne fixait, à présent, le nez de son élève. Elle attendait que quelque chose se passe. Mais le petit œil bleu qu’elle attendait ne vint pas. Elle baissa les yeux et déclara qu’ils allaient continuer l’apprentissage de la magie élémentaire.
Elle se leva et alla, suivie de Mercu, dans l’arène du fond de la bibliothèque.
Elle s’assit à la petite table qui avait pris feu, avec son élève, et se mit à étudier les deux derniers éléments qu’il n’avait pas encore tenté d’apprendre, la terre et le métal.

Après un cours théorique sur la magie de la terre, Mercu alla dans l’arène pour étudier la pratique. Il se plaça au centre et s’agenouilla. Il inspirait et expirait calmement et profondément. Il savait pas comment, mais il était sûr que, pour que ça marche, il devait juste laisser son instinct guider ses gestes. Il se releva doucement en plaquant ses mains contre le sol.
Sa professeure s’interrogeait sur ce qu’il faisait.
Soudain, les cheveux du yokai-sparadrap se soulevèrent. Un courant d’air invisible tournait doucement autour de Mercu, de manière ascendante, comme une tornade. Patchouli en fut impressionnée. Mais son élève n’en resta pas là. Il se leva, tout en gardant les mains orientées vers le sol. Mercu ouvrit tout grands les yeux et leva les bras vers le ciel et le sol se mit à légèrement trembler sous ses pieds. Il y était arrivé ! Le yokai-sparadrap était heureux. Mais son bonheur ne dura guère longtemps. Il y eut une secousse et une petite colonne de terre rocheuse surgit du sol sous le yokai et le projeta à une dizaine de mètres de haut. Patchouli regarda Mercu tomber et ferma les yeux lorsqu’il s’écrasa sur une vielle table un peu plus loin, la brisant au passage. La magicienne laissa échapper un petit sourire.
Des éclairs bleus crépitèrent et les jambes de Mercu se remirent dans le bon sens.
-C’est bon ! Je vais bien ! Cria-il depuis l’autre côté de la pièce.
La colonne de terre se désagrégea en laissant un trou dans la moquette de la bibliothèque. Patchouli répara tout d’un geste de la main.
-C’est étrange. Comment as-tu pu créer autant de magie à ce stade ? Ce n’était que la première fois que tu utilisais cette magie. Enfin, théoriquement…
Le pansement magique de Mercu fit un clin d’œil que personne ne vit.

-En plus, Reprit-elle, tu ne savais rien faire hier. Il avait fallu te mettre dans une situation d’urgence pour obtenir un résultat.
-Je… d’accord. Bredouilla le yokai-sparadrap.
-On va essayer autre chose.
La magicienne alla chercher le dernier livre posé sur la table et le tendit à son élève.
-Tiens, celui-là est pour la magie élémentaire acier. C’est le dernier élément que tu as à découvrir. Donne tout ce que tu as.
Mercu acquiesça avant de se mettre au travail.

-Comme tu peux le voir, tout, dans cet élément, repose sur ton moral et ta détermination. Expliqua sa maîtresse.
-Dans un combat, la magie acier est surtout utilisée comme soutien défensif. Elle te permet de durcir ton corps et les objets qui t’entourent. Avec de l’expérience, tu peux créer des outils tel que des épées ou divers projectiles pouvant te soutenir offensivement. Mais évidemment, il faut beaucoup d’expérience en la matière.
Le sparadrap écoutait religieusement sa professeure.
Il passa ensuite le reste de l’heure à réviser les techniques d’invocation et les différentes taux de carbone qu’il était prescrit dans le fer pour obtenir une bonne qualité d’acier.
-Contente-toi déjà d’obtenir un résultat. La dureté nous importe peu, pour l’instant, il faut commencer par la base. Fais durcir ton bras droit.
Mercu alla dans l’arène pour commencer l’exercice. Et de manière presque las, il tendit son bras, qui se recouvra progressivement de carbone pur.
Patchouli en lâcha son livre de surprise.
-C’est impossible ! Où as-tu appris à faire ça ? s’exclama-elle.
-Je ne sais pas…
-C’est étrange, il est impossible de maîtriser la magie dès la naissance. Aucune connaissance ne s’acquiert par un claquement de doigts. Il faut y consacrer de l’énergie et du temps. Parfois peu, parfois énormément…
Mercu se renfrogna :
-Je sais que cela peut te paraître fou, mais je crois que ça vient de là. Dit-il en montrant son nez.
La magicienne en mauve croisa les bras.
-Nous nous trouvons dans la terre des illusions, un lieu où tout les rêves les plus fous peuvent devenir réalité. Il n’y a rien, tant que nous sommes là, qui puisse me surprendre.
Face à cela, le yokai reprit un peu confiance en lui.
-Alors, explique-moi en quoi ce sparadrap peut être source de tout ces miracles.
-Eh bien justement, parce que c’est un pansement miracle.
-Très bien. Mais en quoi cela t’apprends-il la magie ? C’est impossible de savoir sans n’avoir jamais pratiqué auparavant.
-Mais tu viens de dire que tout était possible ici ! Renchérit le mercurochrome.
Sa maîtresse soupira.
-Ici, à Gensokyo, tout peut arriver, à défaut de quelques règles. Premièrement, il est impossible de ressusciter les morts. Deuxièmement, tu ne peux pas franchir la grande barrière Hakurei. Et troisièmement, la magie ne peut pas être maîtrisée sans la moindre connaissance.
-Bah en théorie je suis mort plein de fois. Contredit le sparadrap.
La magicienne se frotta les yeux.
-Écoute, ton existence est déjà un mystère à elle seule. Alors n’en rajoute pas s’il-te-plaît… Désespéra-elle
Un silence s’installa. Après une longue minute, Mercu rompit le silence. Avec un ton hésitant, il se décida de raconter tout ce qu’il savait :
-Je… Je me suis souvenu de choses étonnantes pendant que j’étais possédé. Déjà, je me souvient avoir eu des sensations de pertes d’équilibre. Puis, j’ai été comme aspiré dans un tourbillon de lumière bleutée avant de me retrouver devant un immense œil de la même couleur. Sa pupille me fixait, pis un garçon de mon âge en est sorti. Il a marché vers moi, m’a mis la main sur l’épaule, et d’un coup, tout avait disparu. J’étais dans le noir total. Comme si Rumia m’avait mangé. Et c’est là que j’ai commencé à voir des images défiler. Des images d’un passé que j’aurais oublié. Et quand je suis revenu à moi… et bien… voilà…
En prononçant ce dernier mot, Mercu sorti une toute nouvelle spellcard d’une poche de ses vêtement. Les yeux mauves de sa professeure se posèrent, non sans surprise, sur le petit bout de papier.
-Décidément. Tu es vraiment étrange, sparadrap. Murmura-elle. Bon, qu’est-ce que tu attends ? Montre-moi donc cette spellcard.
Le yokai-sparadrap prononça, haut et fort, la formule de la spell :
-Iron Sign :« S-235 shield ! »
Trois gros sparadraps apparurent et ce placèrent devant leur invocateur avant de se changer en acier, devenant un solide bouclier.
-Eh bien, si j’avais su que ton apprentissage allait être aussi rapide… Soupira sa maîtresse.

Le reste du cour se passa un peut plus normalement. Mercu avait du reprendre les autres éléments, sans succès. Tout ce qu’il eut, comme résultat, fut un bourgeon qui poussa sur son front. Et le reste du temps, Mercu entraîna son auto-régénération en se faisant défoncer par sa prof qui jugeait que c’était utile avant qu’il ailles rendre visite à Flandre.

Après une bonne session de défouloir sur Mercu, Patchouli commençait à fatiguer. Heureusement pour elle, Sakuya apparu pour prévenir qu’ils allaient bientôt devoir passer à table. La magicienne s’en alla de la bibliothèque, accompagnée de Koakuma, laissant le yokai-sparadrap qui se régénérait au centre de l’arène. Allongé sur le dos, il ronchonnait pendant que des éclairs bleus crépitaient de tout les côtés de son corps, ressoudant ses tissus. Une fois réparé, il se redressa en constatant qu’il avait guérit un peut plus vite que d’habitude. Il soupira en voyant ses nouveaux vêtements dans un état pas possible. Soudain, des éclaires bleus se mirent à crépiter sur ses habits qui furent remis à neuf. Mercu souris.
Finalement, la séance d’humiliation qu’il avait subi avait servi à quelque-chose.
Et il alla déjeuner.
Se perdant durant le trajet mais vite secouru par Sakuya.

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il y a 5 mois 20 heures #33217 par PansementMiracle
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Chapitre 12 : Les sous-sol du manoir écarlate


Après avoir passé un agréable et copieux repas, le yokai-sparadrap suivait Remilia Scarlet en se tapotant son ventre plein. Ils marchaient en silence dans les long couloirs rouges de l’immense bâtisse. Soudains, la vampire bifurqua et commença à descendre un escalier en pierre qui s’enfonçait dans les profondeurs du manoir.
Mercu la suivait sans trop se poser de questions.
Ils descendirent un long escalier en colimaçon faiblement éclairé par de petites lanternes clouées le long du mur. C’était assez lugubre. Finalement, ils atteignirent un sol plat. Il y avait un couloir qui menait à une épaisse porte en acier. Arrivé devant celle-ci, Remilia se stoppa et expliqua au Mercurochrome qu’il allait devoir s’occuper de sa petite sœur, comme il l’avait promis en échange d’un apprentissage avec Patchouli.
Elle tourna les talons et s’en alla, laissant Mercu seul au pas de la porte. Avant de commencer l’ascension des escaliers, elle se stoppa un instant.
-Et toi, le monstre à l’œil bleu, si tu fais du mal à ma sœur bien aimée, je te ferais connaître un sors pire que la mort.
Et elle s’en alla. Mercu la regarda disparaître au loin en se demandant comment elle connaissait l’œil bleu. Puis, il poussa la porte.
C’était une grande chambre d’enfant pleine de jouets. Les mur, ainsi que le sol tapissé étaient rouge. Au centre, Flandre était assise dans un grand lit à baldaquin. Une peluche dans les bras, elle regardait Mercu avec un grand sourire.
-Te voilà enfin, sparadrap. Je t’attendais impatiemment.
-Je suis là ! Répondit le concerné. Tu veux faire un jeu ?
La petite vampire sourit d’avantage.
-Oh ouiii ! Je commençait à me lasser de celui-là. Dit-elle en désignant la peluche qu’elle avait entre les mains.
Soudain, la tête de la peluche explosa, répandant son contenu un peu partout dans la pièce. Le sourire de Flandre reprit de plus belle.
Mercu eut un mouvement de recul. Il inspecta un peu plus la pièce et remarqua quelques détails qu’il n’avait pas prit en compte précédemment, comme les restes de plusieurs peluches éventrées, un cheval de bois auquel il manquait une partie de la tête, plusieurs miroirs brisés, ainsi que les multiples marques de griffes contre les murs.
Flandre jeta le reste de sa peluche derrière elle et reporta son attention sur le yokai-sparadrap.
-On va jouer à mon jeu préféré.
-D..D’accord.. c’est quoi ? Bredouilla Mercu.
Le sourire de Flandre devint disproportionné.

La petite vampire s’éleva dans les airs et commença à bombarder Mercu de pleins de petits projectiles magiques blanchâtre. Son adversaire s’attendait à recevoir une quelconque attaque, il tenta de l’éviter, mais il y avait beaucoup trop de projectiles.
Ça n’avait rien à voir avec Cirno et Rumia.
Rapidement, un projectile le toucha et le déstabilisa le faisant se prendre le reste de l’attaque de plein fouet. Mercu ignorait à quel élément appartenait ce type de magie mais c’était très corrosif. De la fumée et une odeur nauséabonde s’étaient dégagés du point d’impact. Flandre n’arrivait pas à voir sa cible, seulement quelques éclairs bleus.
Soudain, elle aperçu le yokai-sparadrap qui courait vers la porte. Avec un sourire carnassier, elle alla à la poursuite sa proie.

Mercu venait de sortir de la chambre. Il détalait dans le couloir lorsqu’on lui attrapa le pied.
Il hurlait et se débattait mais ne pouvait pas lutter et se faisait traîner dans la chambre infernale où il allait probablement passer un sale quart d’heure.
Remilia, qui était restée pour voir si tout allait bien, sourit et tourna les talons en se disant que, effectivement, tout allait bien. Mercu se retenait à la porte de la chambre avant de se faire happer dans la pièce. La porte se referma et ses derniers cris furent étouffés.

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il y a 4 mois 3 semaines #33218 par PansementMiracle
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Chapitre 13 : U.N Owen was her ?


-Ne t’enfuis pas ! Le jeu vient juste de commencer !
Mercu se releva et fit face à Flandre. Des éclairs bleus recousirent les traces de griffes sur ses vêtements.
 Taboo : Cranberry Trap ! » S’écria la vampire.
Des projectiles bleu et roses apparurent tout autour du yokai-sparadrap et se refermèrent, couleurs après couleurs, sur leur cible en se croisant tout en faisant des arcs de cercles.
Bondissant tel un lunarien, Mercu se jetait en avant et en arrière pour passer entre les attaques. Une nuée de sphères violettes fit une courbe imprévisible qui surpris le sparadrap. Il se les pris dans le ventre et se fit emporter centre de ce manège infernal de projectiles. Les sphères se recroisèrent à l’endroit précis où était Mercu avant d’en ressortir par l’autre côté. Ce n’était pas beau à voir, pourtant, Flandre s’en délectait. Mercu était tellement amoché que les éclairs bleus ne suffisaient pas pour le réparer à eux seul.
- « Panse Sign : Sparadrap Miraculeux ! »
Les éclairs crépitèrent de plus belle, masquant un instant la vue à Flandre. Celle-ci tira des projectiles blancs au hasard devant elle.
D’un coup, Mercu, et le tas d’éclairs bleu qui l’entourait, foncèrent droit contre l’attaque de la petite vampire qu’ils forcèrent, cela provoqua une petite explosion de magie qui souffla Mercu droit sur Flandre, un pied de tabouret entre les mains qu’il utilisa comme massue pour la frapper au visage. La vampire se renfrogna et l’arme improvisée de Mercu explosa entre ses doigts. Ce dernier ne maîtrisait pas son saut et tomba sur son assaillante qui se décala sur le côté, le laissant s’écraser sur la dînette.
-Tu en as marre de mes danmaku ? Ça peut s’arranger… « Taboo : Laevateinn ! » S’écria la petite vampire en faisant sortir un long sabre enflammé de nulle ne sait où.
Le yokai-sparadrap se releva des restes de la dînette en morceau. À peine après avoir pu reprendre ses esprits, le long sabre de Flandre lui arrivait dessus sans qu’il ne puisse l’esquiver. La lame enflammée traça une profonde entaille sur le torse du pauvre mercurochrome qui se tortillait au milieu des flammes.
-Aïe c’est chaud ! Criait-il en roulant sur le tapis alors que des éclairs bleus tentaient de l’éteindre.
Il se releva. Seulement, ses blessures peinaient à se refermer.
-Mince. Le feu serait le point faible de mon auto-régénération ?
Flandre arma son épée en bas à droite de ses anches et donna un coup remontant sur son adversaire qui esquiva en se jetant sur la gauche. La vampire enchaîna en abattant son sabre verticalement, contre le bas, son adversaire recula et trébucha. L’épée enflammée se planta dans le sol entre les jambes écartées de Mercu qui vira au blanc. Elle termina son enchaînement en donnant un grand coup retournée qui envoya une grosse traînée de flammes devant elle. Mercu, assis par terre, ne pouvait pas esquiver.
- « Iron Sign : S-235 Shield ! »
Une large barrière en acier se dressa face au flammes et protégea à merveille son hôte.
Mercu, encore derrière son bouclier, soupira. Mais ce n’était pas encore terminé. Un gros bruit de chalumeau se fit entendre et le centre du bouclier se mit à virer au rouge. Flandre était en train d’enfoncer son épée contre la protection de Mercu.
-Patchy m’a dit qu’il fallait 1500°degrés pour faire fondre de l’acier. Je verrai si c’est vrai.
-Attends tu…
Avant qu’il aie pu finir sa phrase, le sabre enflammé traversa le bouclier et passa à droite de la tête du yokai-sparadrap. Ce dernier était comme paralysé. Flandre retira son épée du trou pour y glisser son visage de folle furieuse.
-Here’s J… Reviens-là, sparadrap !
Mercu avait pris ses jambes à son cou en direction de la porte, mais une barrière de projectiles verts clairs l’immobilisèrent.
- « Taboo : Kagome, Kagome ! »
Le sparadrap était prit au piège dans une sorte de cage d’orbes magique vertes clair qui tournait autour de lui. Flandre lança alors de grosses orbes jaunes qui fusèrent vers son compagnon de jeu. Celui-ci les évita assez facilement mais il comprit rapidement que cela allait être plus compliqué que prévu lorsqu’il vit que les projectiles qui formaient la cage s’envolaient chaotiquement sur lui. Il dû se contorsionner pour réussir à se faufiler entre les orbes vertes qui ne laissaient que très peu d’espaces dans leurs déplacements. Le tout accompagné des gros projectiles jaunes de Flandre. Il réussit miraculeusement à s’échapper de la cage en plongeant tête la première à travers un minuscule espace qui lui laissa quelques séquelles que sont pansement miracle régénéra rapidement.
En quittant la cage, Il avait perdu Flandre des yeux. Plusieurs rires d’enfants s’élevèrent dans son dos. Lorsqu’il se retourna, il découvrit avec stupéfaction que son adversaire s’était démultiplié. Il y avait maintenant quatre Flandre qui faisaient pleuvoir un flot de projectiles blancs sur Mercu qui commençait sérieusement à craindre pour sa vie. Il ne voulait pas utiliser son bouclier de peur que la vampire ressorte son épée de feu. L’une des Flandre lança une nuée de sphères dorées qui intensifia encore plus la chose, suivie d’une autre qui en projeta une verte clair. Une troisième Flandre lança une nuées d’une belle couleur azure qui stimula quelqu’un. Le flot de projectiles incessant devenait presque impossible à esquiver, plusieurs de ceux-ci touchèrent leur cible à plusieurs endroits. Alors que des sphères de toutes les couleurs allaient se fracasser sur Mercu, il fini par abandonner l’esquive.
- « Iron Sign : S-235 Shield ! »
Le bouclier ce dressa tout autour de lui et protégea son utilisateur durant toute la durée de la spell.
Alors qu’il réfléchissait à ce qu’il allait faire une fois l’assaut des quatre vampires terminé, un autre bruit de chalumeau semblable au précédent se fit entendre. Rapidement, le métal se mit à rougir au milieu de la protection métallique. Mercu, ne sachant toujours pas quoi faire ne bougea pas. Grosse erreur. Le laevateinn de Flandre passa la défense du yokai-sparadrap beaucoup plus rapidement que la fois précédente, et avec beaucoup plus de force. Mercu n’eut pas le temps de réagir et l’arme enflammée lui transperça l’abdomen. La chaleur de l’objet était telle que Mercu s’embrasa complètement. Les éclairs bleus se mirent à crépiter avec forces. Mais la chaleur destructrice était plus efficace que la régénération du pansement miracle. Que se passerait-il si Mercu n’arriverait pas à se soigner ? Il ne voulait pas y penser, et il n’y pu soudain plus. Il avait mal. Habituellement, lorsqu’il subissait une blessure, comme son corps était habitué à la régénération, il le lui indiquait comme une simple information. Mais là, il y avait danger et son système nerveux le lui fit comprendre. Mercu hurla de douleur. Il ressentait la douleur comme un humain normal.
D’un coup, le troisième œil s’ouvrit.
Les yeux de Mercu se tintèrent de bleu jusqu’au blanc de l’œil et les éclairs azurs redoublèrent de plus belle. Le yokai-sparadrap saisi le laevateinn à pleines mains et, dans un dernier hurlement de douleur, le ressorti de son torse.
Les éclairs bleus continuaient de crépiter sauvagement et Mercu se reconstitua rapidement.

-Décidément… Murmura Flandre. ...Je ne me suis jamais autant amusée !

Une fois remit à neuf, Mercu releva la tête. Elle avait un peu changé. Ses trais de yokai étaient plus accentués. Ses oreilles, ses griffes et ses crocs s’étaient allongés et ses yeux étaient plus jaunes que jamais. Sauf celui sur son nez qui brillait d’une inquiétante lueur bleu.

-TU VAS VOIR SI JE M’AMUSE !!! « IRON SIGN : 440-C SWORD !!! »

Une épée en acier trempé se forma dans la main droite de Mercu.
Les yeux de la petite vampire brillaient comme ceux d’un enfant heureux. Avec un grand sourire, elle arma son laevateinn et donna un puissant coup vertical sur le yokai-sparadrap qui dévia la lame enflammée sur sa gauche. Son assaillante se reprit en donnant un coup droit horizontal que Mercu para en tenant son épée à deux mains sur les deux extrémités pour éviter de se brûler à la lame de Flandre. Mais malgré la distance, la chaleur était telle que des éclairs bleus se mirent à crépiter sur les avant-bras du yokai.
-Tu n’as pas peur que ton épée fonde ? Railla la vampire alors que l’épée de Mercu virait au rouge.
-Suivant la teneur en carbone qu’il y a avec le fer, l’acier peut être résistant à de plus hautes températures ! Patchy ne te l’a pas dit !?
Flandre se mit à rire. Mercu fit de même.
Les deux combattant riaient ensemble, d’un rire fou, les épées appuyées l’une contre l’autre avec force. Mais la vampire était plus forte que le yokai. Son rire augmenta en puissance et elle repoussa la parade de Mercu qui fit un bond en arrière pour se replacer défensivement. Le laevateinn de Flandre se sépara en deux double-lames. La vampire arma ses lames derrière elle et se propulsa contre son adversaire à une vitesse tel qu’il n’arriva pas à voir son mouvement. Elle fit pleuvoir les coups de lames sur Mercu qui les dévia maladroitement en reculant. La petite vampire faisait un long enchaînement qui paraissait de plus en plus rapide et imprévisible. Tout en attaquant, elle hurlait de rire. Soudain, elle donna un coup ascendant avec ses deux lames qui leva l’épée de Mercu qui failli la lâcher, laissant une grande ouverture à Flandre qui, les épées levées au-dessus de sa tête, donna un puissant coup croix descendant en se propulsant vers l’avant pour trancher Mercu en quatre.
Un gros bruit métallique résonna dans toute la chambre. Flandre cessa de rire.
Nul ne sait quand et comment, mais Mercu avait paré le coup en mettant sa lame en travers des deux épées adverses. Il la tenait des deux mains, à croupis, tentant de soutenir le poids que mettait Flandre qui appuyait de toutes ses forces sur le yokai qui commençait à fléchir. Soudain, le plancher craqua.
Flandre se remit à sourire et appuya de plus belle. Se penchant de plus en plus sur son adversaire qui commençait à s’enfoncer dans le sol. Avec un cri libérateur, Mercu se redressa un peu. Des éclairs bleus se mirent à crépiter sur ses bras et ses jambes.
Leur fronts se touchaient presque. Les yeux rouges sang de Flandre étaient droit dans ceux jaunes miel de Mercu.
D’un coup, l’œil bleu du pansement miracle apparu sur le nez du yokai et un éclair bleu en sorti pour frapper Flandre en plein dans l’œil, la faisant tressaillir. Au même moment, Mercu donna un grand coup de jarret et repoussa les deux sabres de la vampire avant de la trancher, d’un revers au niveau du ventre, avec sa lame chauffée au rouge.
La petite vampire recula en chancelant. Elle lâcha l’une de ses lames et mit une main sur le haut de sa robe qui commençait à se teinter de sang.

Assit à terre un peu plus loin, Mercu n’en croyait pas ses longues oreilles. Il l’avait eue !
Cependant, la plaie de la vampire se referma rapidement. Ses épées disparurent. Elle ne souriait plus. Elle regarda son adversaire au sol, et leva la main dans sa direction.
-J’ai quand-même gagné. Fit-elle en fermant le poing.
Et Mercu explosa.

Il se reconstitua rapidement et se prépara à esquiver la suite. Mais rien ne vint.
-Tu ne m’attaques plus ?
Flandre lui tournait le dos en croisant les bras.
-Non. Vas-t-en maintenant !
-Ouf ! J’ai bien cru que… Attends tu boudes là !?
-Vas-t-en ! Tu es méchant !
-Qu… Quoi !? Tu te rends compte que tu as essayé de me tuer à plusieurs reprises !!?
-T’AS ABÎMÉ MA ROBE !!!
-TU M’AS FOUTU LE FEU !!!
Les deux se turent, puis Flandre se mit à pleurer.
Malgré tout ce qu’il venait de subir, Mercu avait de la peine pour la petite fille qui pleurait devant lui. Elle leva la tête et regarda le yokai-sparadrap avec ses grands yeux pleins de larmes. Des éclairs bleus crépitèrent pour empêcher son cœur de fondre.
-Ce… C’était mes vêtements préférés…
-Je… Attends ! Je vais te les réparer. Regarde.
À l’aide de son épée, il déchira son propre kimono.
-Voilà. Et maintenant…
Des petits éclairs bleus crépitèrent et les vêtements de Mercu furent remis à neuf. Flandre cessa de pleurer, une lueur d’espoir dans le regard. Mercu s’accroupit devant la petite vampire et tendis la main en direction de la déchirure.
- Allez. Répare ! ...heuuu… Panse Sign : Sparadrap Miraculeux !
Rien ne se produisit.
-Mince. J’arrive pas.
Les lèvres de la petite vampire se remirent à trembler.
-Non attends ! Il doit bien y avoir un moyen…
Il réfléchis un instant et compris.
-Désolé je ne peux rien pour toi !
Les yeux de Flandre se remplirent de larmes. Le cœur de Mercu faillit se déchirer.
-Aaaaah… Bon d’accord. Soupira-il.

Quelques minutes plus tard, Sakuya ouvrit la porte de la chambre pour prévenir qu’ils allaient boire le thé. Mercu était assit au bord du lit à baldaquin, les bras croisés et l’air renfrogné. Flandre était assise en tailleur derrière lui et paraissait heureuse. Ses vêtements étaient remis à neuf.
-Arrête de râler ! Ils t’allaient très bien !
-Non.
-C’était juste un peu petit. Je vais demander à Sakuya de…
-Arrête !
La servante entra dans la chambre. Elle était étonnée que Mercu soit en un seul morceaux. Elle vit cependant les grosses traces de brûlures contre les murs et devina qu’il y avait quand même eut quelques affrontements.
-Bonjour Flandre. Tu t’es bien amusées ? Demanda-elle.
-Oui !
-Non. Grogna le yokai qui leur tournait le dos.
-Je vois... Bref. C’est l’heure du thé. Vous venez ?
Ils acquiescèrent et suivirent Sakuya qui les emmena dehors sur une terrasse où Remilia attendait assise à une petite table ronde, protégée du soleil par un parasol, en feuilletant le journal d’une tengu connue à Gensokyo.
-Bonjour sparadrap. Ça s’est bien passé avec ma petite sœur ? Dit-elle en sachant pertinemment que non.
-Un vrai bonheur. Répondit le concerné, une vaine contractée au niveau du front.
Flandre s’écria que ça avait été génial en prenant la main de Mercu qui eut des sueurs froides. Remilia lisait la peur sur le visage de son invité. Elle déclara qu’il était bien brave et l’invita à prendre place devant elle. Le yokai-sparadrap s’installa. Flandre s’assit à côté de son compagnon de jeu et ne le lâcha pas du regard. Dès qu’ils eurent pris place, Sakuya apparu, une théière et trois tasses sur un plateau. Elle servit le thé et disparu. Mercu compta le nombre de tasse.
-Patchouli ne vient pas ?
-Malheureusement non. Elle n’apprécie guère le thé. Le café lui convient mieux.
-Dommage. J’avais plein de trucs à lui raconter.
La maîtresse du manoir lui lança un regard interrogateur.
-Il s’est passé beaucoup de choses avec Flandre. Reprit-il.
-Eh bien, racontez-moi. Qu’y a-il eu de si intéressant ?
Mercu raconta son combat contre la cadette vampire. Cette dernière l’aida à décrire certaines spellcards et la manière à laquelle il s’était fait défoncer. Le yokai expliqua comment il avait réussit à se reprendre en utilisant de nouveaux pouvoirs qu’il voudrait montrer à sa professeure.
-Patchy m’a parlé de toi. Elle trouve que tes pouvoirs sont forts intéressants et elle aimerait en savoir un peu plus sur leurs origines. Expliqua la maîtresse du manoir.
-Vraiment ? Je vais la voir.
Mercu s’apprêta à quitter la table pour aller à la bibliothèque, mais Remilia l’arrêta.
-Ne part pas comme ça. Tu n’as même pas finis ton thé.
Le yokai s’excusa maladroitement et reprit place.
-Avant d’aller à la bibliothèque, parle-moi un peu de toi, sparadrap. Tout d’abord, quelles raisons t’on poussées à venir ici apprendre la magie ? Demanda-elle.
Mercu expliqua que premièrement, il n’avait pas prévu de venir ici. Il y avait été lancé contre son grès par une certaine magicienne en noir et blanc.
-Marisa ! S’exclama Flandre qui reconnu sa sorcière préférée. Elle est venue ici ?
-Effectivement. Et elle a détruit le mur de la bibliothèque. Lui rétorqua sa grande sœur.
Le yokai-sparadrap reprit ses explications, il expliqua qu’il voulait apprendre la magie pour pouvoir être capable de se défendre contre les hostilités de la terre des illusions. Notamment contre quelqu’un qui avait faillit le tuer précédemment. Une dénommée Cirno.
À ce dernier mot, Remilia eut du mal à se retenir d’éclater de rire. Mercu l’avait remarqué, il baissa la tête, se demandant si il était si nul que ça. Flandre prit sa défense :
-Arrête de rire grande sœur ! Il était super drôle quand j’ai joué avec lui. Comme Marisa ! Les autres qui jouent avec moi meurent avant que ça devienne amusant.
Les paroles de la petite vampire consolèrent le yokai-sparadrap. Il éprouva soudain beaucoup plus de sympathie à son égard.
-Je me demande combien de fois il serait mort sans son pouvoir… Railla Remilia.
-Si je n’avais pas été une vampire je serais aussi morte ! Rétorqua Flandre.
Mercu lui donna un léger coup de coude. Il n’avait pas vraiment envie que la propriétaire du manoir où il logeait sache qu’il avait presque éventré sa petite sœur avec un sabre chauffé à blanc. Flandre compris et n’en dit pas plus. Heureusement, l’aînée vampire ne prit pas au sérieux les paroles de sa petite sœur. Pour elle, c’était impossible qu’une personne incapable de battre Cirno puisse représenter un quelconque danger pour la vie de sa sœur.
Mercu soupira.
-Bref. Reprit Remilia en se tournant vers Mercu. Quel est ton but, sparadrap ? Quel est ta raison d’être ? Pourquoi fais-tu tout cela ? Tu ne le fais pas uniquement dans le but de te défendre. Je le sais.
Mercu croisa ses yeux jaunes dans ceux de la vampire.
-Si je veux devenir plus fort, c’est pour aider quelqu’un. Une amie.
-Une amie ? Qui est-ce ? Interrogea Remilia.
-Train. C’est quelqu’un de bien.
-Train.. ? Je ne connais pas cette personne. D’où vient-elle ?
-Je ne sais pas… Du village des humains ; ou de la lune.
-C’est un lunarien ?
-Non. C’est un démon. Elle a un lien avec les cauchemars. Mais elle porte un uniforme lunaire. Elle doit bosser avec eux, je pense.
-Intéressant…
-La dernière fois que je l’ai vue, elle livrait des armes. Mais elle a dit que c’était top secret.
-Top secret ? Intervint Flandre.
Mercu se tut un instant et remarqua son erreur. Il se donna un claque sur le front. Il soupira en se disant qu’il était bête.
Cette dernière information intéressa grandement la maîtresse du manoir écarlate qui demanda au yokai-sparadrap d’approfondir le sujet. Il expliqua que les armes ressemblaient à des canons-miniatures avec un liquide coloré à l’arrière.
Remilia devina qu’il s’agissait d’armes de l’armée lunaire. Mais pourquoi quelqu’un qui semblait être un militaire en livrait secrètement sur Terre ? Qu’y avait-il comme but à cela ?
-Mais je vous déconseille de vous en mêler. Train elle rigole pas du tout avec ça. Quand elle a su que j’avais fouillé dans ses affaires, elle m’a attaqué. Et elle tape fort. Sans mon pouvoir, ça aurait pu faire très mal.
-Par le passé, j’ai déjà eu affaire aux habitants de la capitale lunaire. Il attachent une grande importance à ce qu’ils qualifient de « pureté ». Pour eux, tout ce qui n’est pas un sélénite est impure. Je me souviens de mon arrivée à Gensokyo. En ce temps là, j’avais prévu de m’installer sur la lune. Hélas, à leurs yeux, nous, vampires, sommes considérés comme des êtres d’une très grande impuretés. Finalement, il a été préférable de garder les pieds sur terre.
Les paroles de Remilia intéressèrent fortement son auditeur. Il demanda plus d’information concernant les sélénites. La vampire lui répondit qu’elle ne connaissait pas très bien ce peuple. Cependant, elle lui proposa d’aller voir Patchouli. La bibliothécaire en savait sûrement un peu plus dans le domaine.
Le yokai la remercia et quitta la terrasse pour se rendre à Voile.

Après une bonne demi-heure à déambuler dans les long couloirs rouge du manoir écarlate, Mercu du avouer qu’il s’était perdu. l’intérieur du manoir était beaucoup plus grand qu’il n’y paraissait depuis l’extérieur.
Le yokai-sparadrap laissa sa fierté de côté et attendit, appuyé contre un mur tapissé, que quelqu’un vienne pour l’aider.
À peine eut-il soupiré que des bruits de pas arrivaient déjà dans sa direction. Mercu s’attendait à voir Sakuya. Mais ce fut Flandre qui se mit à courir contre le yokai lorsqu’elle le vit. Mercu croisa ses yeux rouges sang et eut envie de s’enfuir dans la direction opposée. Ce qu’il fit. Mais la petite vampire le rattrapa et le fit tomber en se jetant sur lui.
-Je t’ai eu sparadrap ! S’exclama une Flandre victorieuse debout sur son compagnon de jeu qui était affalé à plat ventre. Celui-ci grogna et attrapa les pieds de la petite vampire. Cette dernière, surprise, s’accrocha à la tête du yokai alors que celui-ci se relevait.
Finalement, elle se retrouva perchée sur les épaules de Mercu qui ne voyait à peine à cause des petites mains de la vampire qui lui cachaient les yeux.

-Veux-tu bien descendre de là ? Je ne suis pas ta monture mais un yokai ! Et les yokais ça mange les petites filles !
-C’est pas plutôt les vampires qui mangent les jeunes hommes ? Rétorqua Flandre.
Mercu réfléchit un instant avant d’avouer qu’il n’en avait aucune idée.
-Et bien allons à Voile pour éclaircir ce mystère ! S’exclama la petite vampire toute motivée.
-Oh ouais ! Tu peux me montrer où c’est ? Demanda le yokai plein d’espoir.
-Bien sur. C’est pour ça que je suis là. Répondit Flandre. Après que tu sois parti, Grande sœur a demandé à Sakuya de te guider. Mais j’ai insisté pour y aller à sa place !
-D’accord... Alors !? Par où faut aller?
Depuis les épaules de Mercu, la petite vampire montra du doigt la direction à prendre.
-J’imagine que tu ne compte pas descendre de ma tête… Soupira le yokai en allant là où Flandre le lui indiquait. La concernée répondit avec un grand sourire qu’elle se plaisait sur sa monture et qu’elle ne descendrait pas avant qu’ils soient arrivés à la bibliothèque. Mercu soupira avec bienveillance et continua son chemin en portant la petite vampire qui indiquait le chemin.
Après quelques minutes de marche, Flandre commença à s’ennuyer un peu. Elle demanda à Mercu d’accélérer. Celui-ci refusa en s’exclamant qu’il n’était pas un poney.
-Au galop ! s’écria la petite vampire en faisant apparaître son Laevateinn dans la main droite. Sentant la chaleur de l’arme, Mercu ne se fit pas prier.
Flandre riait au éclat alors qu’elle se faisait ballotter dans tout les sens sur les épaules de son compagnon de jeu. Celui-ci faisait mine de le faire à contrecœur mais, au fond de lui, il riait avec elle.
Après plusieurs minutes de course ponctuée par les cris et les rires de la petite vampire, ils arrivèrent devant l’immense porte de Voile. Mercu, essoufflé, se baissa pour laisser Flandre descendre de ses épaules. Elle se laissa tomber sur le sol, un peu triste de devoir quitter son partenaire. Le yokai le remarqua et promit à la petite vampire qu’il reviendrait la voir pour jouer. Mais à un jeu un peu moins violent. Flandre sourit et acquiesça d’un signe de tête. Mercu salua la petite vampire et entra dans la bibliothèque en refermant la porte derrière lui.
Et c’est ainsi qu’il se fit une nouvelle amie.

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il y a 3 mois 2 semaines - il y a 3 mois 2 semaines #33245 par PansementMiracle
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Chapitre 14 : L’oeil


-aaah… aaah… Je.. J’arrive pas !
-Tu en es sûrement capable. Essaye encore !
-Je sais pas comment faire !
-Concentre-toi ! Si tu peux créer une épée, tu peux faire cela.

Mercu tentait tant bien que mal de stimuler son pansement miracle. Sans succès.

-Ce sparadrap renferme beaucoup de mystères. Tu dois le réveiller ! Encouragea Patchouli.
-Quelle plaie…

Précédemment, Mercu avait montré sa nouvelle spellcard à sa professeur. Cette dernière était impressionnée des progrès de son élève et lui avait préparé un cours un peu particulier.
Ce cours consistait à utiliser la force magique du pansement miracle qui était collé sur le nez du yokai.

-Comment suis-je sensé le réveiller ? Je sais même pas ce qu’il fout là ! Collé sur mon nez…
-Nulle ne sait comment tu peux maîtriser la magie acier sans jamais l’avoir apprise, et pourtant, tu le fais.
-La magie n’a rien à voir avec ça. Je suis sûr que toutes ces connaissances proviennent de souvenirs enfouis en moi.
-Et si tous ces souvenirs étaient enfouis là dedans ? Rétorqua la magicienne en pointant le sparadrap du doigt.
-Raaah.. J’aimerais beaucoup le savoir. Mais je n’arrive pas le réveiller. Je ne sais pas comment faire. Expliqua Mercu qui commençait à désespérer.
-Ce qui est sur, c’est qu’il y a une vie là dedans. J’y ai vu un petit œil bleu.
-L’œil que j’ai vu n’étais pas petit…
-De plus... Reprit la magicienne. Je ne peux pas croire que le monstre qui t’a possédé n’aie aucun liens avec ce pansement.
-Je sais. Mais je suis incapable de faire quoi que ce soit… J’ai déjà essayé de l’enlever, mais je n’y arrive pas. Il est soudé à moi je crois…

Patchouli observa son élève et lu dans son regard qu’il était sincère. Elle soupira, puis appela Koakuma.
-Mercu. Je vais t’aider. Dit-elle alors que la petite démone arriva en portant du matériel géométrique.
Mercu regardait avec un air intrigué Patchouli et sa seconde qui dessinaient sur le sol avec des craies blanches.

-Voilà, c’est prêt. Annonça la magicienne.
Elle et Koakuma avaient tracé une sorte de cercle magique remplit de runes et également constitué de plusieurs figurent géométriques dont un pentacle au centre duquel se tenait Patchouli.
-C’est quoi ? S’enquit Mercu, qui avait assisté à tout ça sans comprendre.
-Ce qui va me permettre d’entrer dans ton esprit. Ainsi, je pourrai voir ce qui bloque l’accès à tes souvenirs et tenter de résoudre le problème. Expliqua la fille aux cheveux violets.
-Entrer dans mon esprit… Y’a pas de risques ? S’inquiéta le yokai-sparadrap.
-Un peu, la magie n’est jamais sans risques. Mais c’est la seule solution.
Mercu soupira de résignation.
-Bien. Que dois-je faire ?
-Enlève ton peignoir et allonge-toi au centre du cercle. Ordonna la magicienne.
-C’est pas un peignoir c’est… ah ouais, mais je l’aime beaucoup ! En plus c’est Meiling qu’a donné ! Et pourquoi je devrais l’enlever d’abord ?
Mercu croisa le regard exaspéré de sa professeure et se tut.
-Il faut un contact physique entre mademoiselle Patchouli et vous. Plus précisément, votre front et votre poitrine. Expliqua Koakuma.
Mercu acquiesça et retira son peignoir, le rendant torse nu.

Patchouli ne prêta strictement aucune attention au corps de son élève, mais ce ne fut pas le cas de la démone.
Malgré son combat contre Flandre, aucune cicatrice n’était visible sur torse du fait de l’efficacité de la régénération accélérée de son pansement miracle. De même, malgré son appétit ravageur, pas une once de graisse n’était visible. Ajoutez à cela sa masse musculaire de yokai plutôt bien fournie et on pouvait le qualifier d’athlétique, voir sexy.

Les regards appuyés de la démon mirent Mercu mal à l’aise alors qu’il s’allongeait dans le cercle. Patchouli s’agenouilla à sa droite et retroussa ses manches.
-Détends-toi. Au début, tu sera paralysé, ensuite ça ira mieux.
Malgré Koakuma, le yokai-sparadrap se détendit. Il indiqua qu’il était prêt.
Patchouli posa alors sa main gauche sur le sparadrap du yokai et la droite au niveau du cœur. Le cercle s’illumina de lumière rose et au même moment, le petit œil azur s’écarquilla sous la main de la magicienne.

De la lumière jaune.
Ce fut la première chose que Patchouli remarqua. Là où elle se trouvait, on aurait dit une sorte de cage dorée tel du chrome. Des images défilaient un peu partout dans cette « cage ». Patchouli pouvait voir et entendre des souvenirs de Mercu. Elle le voyait se battre contre Cirno, manger en face d’une femme avec de longs cheveux bruns, puis réparer les vêtements de Flandre. Cette dernière vision lui créa sourire. Mais ce dernier s’effaça alors que tout se mit à trembler. Des éclairs bleus crépitèrent contre la cage, la détruisant peu-à-peu pour laisser place au vide et aux ténèbres.
Patchouli se retrouva dans le noir total.

Soudain, une forte lumière bleu s’alluma dans son dos. Elle se retourna en plissant les yeux.

Devant elle, se tenait un immense œil azur entièrement constitué de flammes bleues qui s’étendait vers l’arrière en partant des bords de sa pupille verticale. Le tout sans la moindre chaleur.
La magicienne recula face à l’imposante masse enflammée dont le regard était dirigé droit dans le sien. La jeune femme aux cheveux violets jeta un coup d’œil derrière son épaule mais il n’y avait que le vide et les ténèbres.

Elle se remis face à l’œil, prête à abolir sa connexion avec Mercu en cas de danger. Elle appela la chose, lui demandant si elle pouvait l’entendre. Un instant plus tard, une silhouette se dessina au fond de la pupille. La silhouette devint plus nette, laissant apparaître un adolescent qui descendait de l’œil en marchant calmement.
Patchouli n’avait jamais rien vu de semblable.

Le jeune homme s’approcha et s’arrêta à quelques mètres de la magicienne. À défaut de son corps svelte, de sa barbe inexistante, de ses oreilles, et de ses yeux bleus clair, c’était le portrait craché de Mercu. Il avait tout l’air d’être un humain.
Le jeune homme se tenait face à la magicienne en fixant ses pieds avec un air bienveillant.
-Oui. Je peux vous entendre. Annonça le garçon de l’œil.
La magicienne lui demanda qui et qu’est-ce qu’il était. Elle n’eut pas de réponse immédiate. L’adolescent regardait ses pieds en aillant l’air de réfléchir à une réponse.
-Je n’ai plus de nom. Et pour le reste, je ne sais pas trop. Lui répondit-il.
Ce manque d’informations ne plaisait pas à Patchouli.
-Que fais-tu dans ce corps ? As-tu un lien avec Mercu ?
-Je ne sais pas, mais cela est fort probable. Sans son corps, je mourrais.
-Que veux-tu dire par là?
Le garçon de l’œil remarqua l’attention que Patchouli lui portait. Il lui raconta qu’il était autrefois un humain du monde extérieur qui avait franchi la grande barrière Hakurei. Cependant, il s’était directement rendu dans la forêt yokai et n’avais pas réussit à survivre la nuit.
La fille aux cheveux violets acquiesça d’un signe de tête.

L’adolescent reprit en expliquant que, lors de sa mort due à un yokai, de la magie s’était répandue dans son ancien corps et avait fragmenté son âme en plusieurs morceaux. Un grande partie de ceux-ci avaient disparu dans la mort. Mais pas tous.

-Je ne suis que les restes d’un humain mort. Je suis un fragment de son âme qui a pu subsister en trouvant refuge dans un sparadrap. Dit le jeune humain qui regardait ses pieds avec insistance.
-Tu n’as pas l’air de tellement apprécier ta condition. Fit remarquer Patchouli.
Le concerné releva brutalement la tête.
-Et comment ! Je ne suis que les restes de la personnalité d’un mort. Qu’y a-t-il d’appréciable là dedans !? Et bien évidemment, dans tout ça, il a fallu que j’incarne l’introversion, le morfondement, et la flemme !
-C’est pour cela que tu restes ici ? Cloîtré dans l’esprit de Mercu.
-Exactement. Grogna l’humain.
-Pourtant, tu en es sorti quelques fois. N’ai-je pas raison ?
L’adolescent fixa le sol et porta un ongle à sa bouche.
-C’est vrai, malgré mes différences, je reste humain et ressent donc une certaine curiosité et envie à l’égard de ce que fais mon… enveloppe.
-Qu’est-qui te retiens ici ? Pourquoi ne sors-tu pas plus souvent ?
-Ce qui me retient ? C’est simple, j’ai la flemme. C’est probablement en lien avec la mort de ce que j’étais avant, mais je suis obligé de dormir au moins une quinzaine d’heures par jours.
-Que fais-tu de ces neuf heures restante ? Tu pourrais les utiliser pour faire des choses plus intéressantes que de rester ici.
-Si tu savais ce que ça fais d’être constamment en état de fatigue, tu ne dirais pas ç...
-Je sais très bien ce que ça fais. Coupa Patchouli. Je soufre d’asthme chronique persistant depuis ma plus tendre enfance.
-Ah…
-J’arrive très bien à vivre avec. Continua la magicienne. Il existe des méthodes simples et efficaces pour remédier à la fatigue. Ma préférée étant le café. Sors de ton cocon et je t’aiderai.

L’humain se tut et continua de fixer ses pieds. Patchouli attendait une réponse.

-Merci. Dit-il timidement. Je viendrai. Mais pas maintenant. Je sens que Mercu a quelques problèmes en ce moment. Dit il en fermant les yeux, un sourire se dessinant au coin de ses lèvres.
-Un instant. Les pouvoirs de Mercu viennent de toi ? Questionna la magicienne alors que l’adolescent s’éloignait en marchant tranquillement.
-À bientôt. Fit il en disparaissant dans la pupille de l’œil.
L’instant d’après, une éblouissante lumière azure éblouit la magicienne et l’œil disparu comme il était venu. Laissant place à la cage en chrome et aux pensées de Mercu dans un crépitement d’éclairs bleus.
La magicienne vit à travers les yeux de Mercu qu’il se faisait embêter par Koakuma.
Elle soupira et mis fin à la connexion.


Les doigts de Patchouli relâchèrent le yokai-sparadrap qui pu à nouveau bouger. Il voulu utiliser sa mobilité retrouvée pour envoyer son pied dans la petite démon qui tripotait son torse avec malveillance, mais avant qu’il n’aie pu faire quoi que ce soit, elle se fit balayer par un projectile lancé par la magicienne au cheveux violets.
Cette dernière s’excusa du comportement de son amie en expliquant que c’était du à la Lune qui allait être sous forme gibbeuse ce soir.
Mercu se releva en tremblotant. Il n’avait pas du tout apprécié le comportement de la démone. Il avait dorénavant plus peur d’elle de que de Flandre. C’est dire !

La magicienne invita le yokai-sparadrap à prendre place à côté d’elle à son bureau.
Une fois installés, Elle raconta ce qu’elle avait vu dans son esprit, l’œil, le garçon aux yeux bleus et la discussion qu’elle avait eu avec.
Mercu ne savait pas quoi penser. Il voyait cet individu comme une menace potentielle. Cependant, c’était très probablement de lui qu’il tenait ses pouvoirs. Or, ceux-ci l’avaient sauvé plus d’une fois.
Finalement, le garçon de l’œil n’avait pas l’air d’être si néfaste que ça. Mais Mercu en avait peur. De son point de vue, c’était difficile de se savoir habité par quelqu’un dont il ignorait l’existence et qui pouvait potentiellement le posséder. Il repensa à son combat dans la forêt de la magie contre Rumia. Si il n’avait pas été aidé par son pansement miracle, il se serait fait battre. Seulement, lorsque celui-ci avait prit le contrôle, il n’avait montré aucune pitié envers la petite yokai. Si Marisa n’était pas intervenue, cela aurait pu très mal se terminer.
Il ne savait plus quoi penser.

Cela allait faire deux minutes que Mercu fixait le vide. Plongé dans sa réflexion, il ne prêtait aucune attention à Patchouli qui attendait visiblement ennuyée.
Elle se lava silencieusement et alla chercher quelques bouquins qu’elle posa lourdement sur le bureau, sortant le yokai-sparadrap de ses pensées.
La magicienne conseilla à son élève de ne pas trop se casser la tête à propos de son pansement, il a dit lui-même qu’il viendrait un jour.
Mercu prit l’un des livres que Patchouli avait déposé. C’était celui sur la magie élémentaire terrestre. La magicienne soutint sont regard, le yokai-sparadrap acquiesça d’un signe de tête et se mit au travail.

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Dernière édition: il y a 3 mois 2 semaines par PansementMiracle. Raison: les BBCODES sont chiants

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il y a 2 mois 2 semaines - il y a 2 mois 2 semaines #33254 par PansementMiracle
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Chapitre 15 : Un combat au prix d’une tomate.

Dans un endroit reculé de Gensokyo, une modeste demeure à l’architecture proche des chalets d’alpages suisses trônait fièrement à l’orée d’un petit bois au pieds de la colline sans nom. Et dans un petit
jardin sauvage à côté, une jeune femme d’âge mûre s’occupait d’un plant de citrouille. C’était
Train. Et cet endroit n’était autre que son lieu d’habitation.
Le soleil tapait fort ce jour là, son grand chapeaux chinois reposait
sur sa longue chevelure brune ondulée. Elle avait troqué le haut de
son uniforme lunaire pour une chemise blanche à manches courtes
qu’elle avait coincé sous l’élastique de sa jupe orange avec
quelques outils de jardinages.
Elle maugréait contre une invasion de doryphores qui parasitaient ses récoltes. À quatre pattes, elle tirait de petits lasers blancs depuis son indexe sur les petits insectes jaunes et noirs qui se
faisaient éjecter une dizaine de mètres plus loin, pour ratterrir dans un petit champs de patates.
Le démon des cauchemars trouvait le jeu fort amusant. Un sourire sadique s’étira au coin de ses lèvres alors qu’elle pointait sa deuxième main comme un pistolet contre les insectes affolés.
Soudain, un projectile magique vint lui percuter l’arrière du crâne, la faisant s’étaler à plat ventre dans la terre. Elle se redressa en se massant la tête puis se retourna nonchalamment pour voir qui l’avait attaquée de la sorte. Une jeune yokai se posa sur le sol à une dizaine de mètre de Train. D’apparence, elle ne devait pas avoir plus de quatorze ans, ses cheveux étaient jaunes pailles et lui arrivaient aux épaules. Elle était vêtue d’une robe jaune miel munies des rayures verticales noires qui rappelaient étrangement les doryphores que le démon des
cauchemars s’amusait à chasser. En dessous, elle portait une chemise blanche à manche courtes boutonnées jusqu’en haut du cou. Un petit tablier blanc était attaché à sa taille et serrait le tout en époussetant la forme de ses hanches. Ses yeux marrons étaient plongés avec sévérité dans ceux bleus de Train. Cette
dernière haussa un sourcil, la yokai avait l’air en colère. Elle ne comprit pas pourquoi.
Soudain, deux longues antennes d’insecte qu’elle n’avait pas vu se dressèrent du petit chapeau de paille
qu’elle portait et se mirent à s’agiter frénétiquement en provoquant de petites ondes, celles-ci rappelaient celles que dégageaient les lunariens.
D’un coup, l’intégralité des doryphores déployèrent de petites ailes dorsales et quittèrent les
plantations de Train pour rejoindre la yokai. La femme aux cheveux bruns compris rapidement que cette yokai n’était autre que la reine de ces insectes et qu’elle allait probablement avoir affaire avec.
Train se redressa et fit face, de toute sa hauteur, à son adversaire qui était bien moins imposante qu’elle. Toutefois, la yokai-doryphore n’était pas impressionnée. Son visage se crispa en un drôle de rictus et d’un coup, un gros craquement suivit d’un bruit mouillés répugnant survinrent de sa bouche. Train tressaillit.
Lorsque la petite fille releva la tête, de grosses mandibules noires rattachées à ses paupières inférieures sortaient de sa bouches en se fermant et se rouvrant de manière frénétique. Les autres insectes se mirent à s’agiter.
Sans prévenir, la yokai s’élança sur Train pour lui porter une attaque. La démone prit un râteau planté à côté d’elle et se décala sur la gauche en assenant un gros coup horizontal droit dans le visage de la yokai. Celle-ci fit exploser le râteau en le mordant violemment de ses puissantes mandibules. Le teint de Train vira au blanc alors qu’elle contemplait ce qui restait du manche brisé.
Elle le jeta en s’apprêtant à sortir une spellcard mais son adversaire fut plus rapide.
-Bug Sign : Call for the six bugs ! S’écria la yokai avec une voix sérieuse ponctuée de petits claquements de mandibules.
Un essaim de doryphores surgit de derrière Train pour rejoindre leur reine. Les insectes formèrent un tourbillon autour d’elle avant de se grouper en six sphères jaunes qui tournaient doucement dans son dos.
La yokai s’envola à quelques centimètres du sol, bras croisés, en regardant son adversaire avec un air supérieur.
En guise de réponse, Train se mit en position d’attaque en lui lançant un regard insolent. La yokai s’élança en avant en envoyant trois de ses sphères sur la démone qui les esquiva en exécutant une longue glissade sur l’herbe humide du jardin. Elle se releva et continua sa course droit contre son adversaire pour l’atteindre au corps à corps. Cependant, l’attaque n’était pas terminée. Les trois sphères jaunes revinrent tel un boomerang auprès de leur maîtresse en balayant les jambes de Train qui chuta sur son postérieur.
Elle se releva, verte de rage et d’herbe, en baragouinant divers menaces envers la yokai qui resta de marbre. Elle envoya ses six sphères de doryphore droit sur Train qui répondit par un large jet d’eau qui balaya les insectes et leur reine. Trempés, les doryphores retombèrent sur le sol, annulant au passage la spellcard de la yokai. Celle-ci se posa brutalement, ses yeux avaient viré au rouge.
-hou… Tu es très la colère à ce que je vois. Railla Train.
-Ecosystem Sign : Plant destructor ! Cria la yokai alors qu’une vague de projectiles orangés s’abattirent sur Train en soulevant la terre au contact du sol, détruisant le gazon. Pour Train, esquiver les attaques de la petite yokai était une partie de plaisir. Mais son bonheur prit brutalement fin lorsqu’une poignée de projectiles tombèrent dans son potager en détruisant tout les plants de haricots qui s’y trouvaient.
La yokai compris, en voyant l’expression faciale de Train, que ça avait l’air de beaucoup l’affecter, contrairement à son danmaku qui avait l’air de l’amuser plus qu’autre chose. Elle décida donc de changer de cible. Après tout, détruire les plantes était la spécialité des doryphores. Elle marqua une pause dans ses assauts pour se
tourner contre le potager. La démone des cauchemars devina ce qui allait se passer. D’un sprint, elle se plaça entre son potager et la yokai. Cette dernière ouvrit le feu, déversant toute sa puissance droit devant elle. Train se tenait debout, face aux projectiles oranges qui lui arrivaient droit dessus. Sa détermination était sans failles.
-Pour les tomates ! s’écria-elle en écartant les bras.
La yokai ne s’attendait pas à cela. Elle profita toutefois de l’occasion en changeant la trajectoire du flot de projectiles pour le concentrer sur son adversaire. Train sourit une dernière fois avant de disparaître dans une explosion de magie orangée.
Le lieu était calme. La yokai-doryphore attendait patiemment que la poussière que l’explosion avait provoquée se dissipe pour contempler les restes de son adversaire.

Un petit toussotement rompit le silence.
La yokai écarquilla les yeux, la fumée s’était dissipée et elle pouvait voir Train, qui se tenait là, la peau un peu noircie et les vêtements en lambeaux, mais debout, bien droite alors qu’elle s’attachait les cheveux en queue de cheval.
-Eh ben… Tu m’as pas loupé. Soupira-elle en retirant ce qui restait de sa chemise.
Elle épousseta ensuite sa jupe trouée par endroits et jeta son chapeau qui ne pouvait dorénavant plus la protéger complètement du soleil.
-Bon, moi aussi je ne te louperai pas.
Ses yeux se colorèrent soudain d’un bleu profond.
Les antennes de la yokai frétillèrent. Son instinct lui disait de s’enfuir. Elle ressentait un danger imminent. Elle voulais partir, cependant, son corps refusait de lui obéir. Que se passait-il ?
Le démon des cauchemars avait ses yeux bleus foncés plongés dans les siens, elle ne pouvait pas détourner le regard, elle était comme paralysée.
La jeune femme aux longs cheveux bruns avançait calmement, un sourire
insolent au coin des lèvres.
La yokai avait peur. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.
-Qu’est-ce que tu me fais !?
Train ne répondit pas. Elle marcha jusqu’à arriver à auteur de la yokai avant de s’immobiliser.
-Qu... Qui es-tu ?
-Ton pire cauchemar. Répondit-elle en plaçant ses deux mains contre le torse de son adversaire désormais à sa merci.
-Aquatic Demence !
De ses mains, un puissant torrent d’eau s’échappa et projeta avec force la yokai en arrière.
le démon des cauchemars regarda la silhouette de son adversaire disparaître dans le bois d’à côté.
Train avait gagné. Les doryphores restants s’en allèrent rejoindre leur reine.
La jeune femme aux cheveux bruns rentra chez, elle était couverte de terre. Elle ressortit un instant plus tard vêtue de son vielle uniforme lunaire. Alors qu’elle allait et venait dans son potager pour comptabiliser les dégâts de l’affrontement, quelque chose tomba à ses pieds, suivit d’un boom sonique lointain. En souriant, elle ramassa le journal d’une tengu qu’elle connaissait bien. Elle feuilleta rapidement les pages à l'affut d’un article intéressant.
Elle ne fut pas déçue, sur la couverture, une photo en noir et blanc de Rumia à l’Eientei avec des bandages sur la tête attirait l’attention.

« Un yokai-humanoïde mâle sème la pagaille !», écrit par Aya Shameimaru.
Un yokai intrigant a fait son apparition dans la terre des illusion. Nous n’avons aucune informations concernant la date de son apparition, mais il a récemment fait parler de lui en pourchassant un groupe de paysans et en provoquant une bagarre dans une auberge au village des humains. Ce n’est guère la première fois qu’un yokai cause des problèmes aux humains. Cependant, il s’en serait aussi prit à l’un de ses congénères. Selon nos sources, Rumia, la yokai des ténèbres, se serait faite brutalement attaquée au beau milieu de la forêt de la magie. Le yokai n’aurait pas respecté la règle des spellcard. La journaliste de notre journal a pu obtenir une interview exclusive à l’Eientei pour le journal Bunbunmaru... »


Train éclata de rire.
-Sacré mercurochrome ! Il a réussit à s’attirer l’attention du piaf!
La démone des cauchemars riait toute seule au milieu de son jardin. Un courant d’air souleva sa longue chevelure ondulée. Elle s’ennuyait.
« Quefaisait Mercu en se moment ? » Pensait-elle.
-Bon... Train lança le journal dans un tonneau derrière elle, puis s’enfonça dans la forêt d’à côté.
-En route pour le village des humains ! S’exclama-elle en projetant énergiquement un jet d’eau contre une petite fée qui voulait l’attaquer.

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il y a 2 mois 2 semaines - il y a 2 mois 2 semaines #33255 par PansementMiracle
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Chapitre 16 : Un flan pour Flandre

Au manoir écarlate, un morbier sonna vingt et une heure.
 Patchouli et Remilia discutaient tranquillement pendant que Mercu, affalé contre la table du souper, ne montrait aucun signe de vie. La petite vampire assise à sa gauche lui tirait l’oreille dans le but de le faire réagir. En réponse, elle ne reçu qu’un grognement.
Le yokai-sparadrap était exténué au possible. Il avait travaillé tout l’après-midi avec Patchouli et était allé jouer avec Flandre juste après.
Cette dernière activité l’avait achevé. Il était tellement épuisé que les dernières traces de griffes que la petite vampire lui avait infligées durant le « jeu » n’avaient pas encore totalement disparues. Pour preuve, lorsqu’il releva la tête pour dire à Flandre d’arrêter de le pincer, tous purent voir les deux grosses balafres qui traversaient son visage.
La magicienne en violet se demandait pourquoi son pansement miracle ne l’avait pas complètement soigné.
Y avait-il une limite à son auto-régénération ? Elle questionna le jeune yokai à ce sujet. Celui-ci baragouina des sons inaudibles entre ses bras en guise de réponse.
Remilia haussa un sourcil. Elle demanda à son amie en mauve si l’apprentissage de son élève se passait bien. La magicienne expliqua que non, qu’il ne faisait aucuns progrès avec les livres. Il s’améliorait, mais ça n’était pas grâce à ses cours. D’après elle, Mercu n’apprenait bien que lorsqu’il était en danger. Pour preuve, à chaque fois qu’il était parti s’occuper de Flandre, il revenait beaucoup plus instruit.
Elle hésita à lui parler de sa théorie du garçon de l’œil mais se ravisa.
-Alors que comptes-tu faire ? Te battre contre lui ?
-Hélas, ces derniers temps, ma condition physique est déplorable. Je pense qu’il vaudrait mieux suspendre les cours, pour le moment.
Une oreille de Mercu remua. Il avait écouté la conversation, il releva la tête et y prit part.
-Ouais c’est une bonne idée. J’avais prévu de me rendre à l’Eientei pour en apprendre plus sur la lune.
-Très bien. Fit Remilia. Tu es libre de partir d’ici comme tu le souhaite.
-Hein !? S’écria Flandre. Tu t’en vas ? Non ! Je ne veux pas !
-Flan, Mercu est mon invité et non ton prisonnier.
-Mais je veux qu’il reste ! On n’avait pas fini de jouer ! Geignait-elle en secouant Mercu qui lui fit la promesse qu’il reviendrait bientôt, et accompagné de son amie Train.
La petite vampire se stoppa un instant, puis relâcha le yokai en disant que ça lui convenait, mais qu’il devait tenir sa promesse. Mercu acquiesça une dernière fois avant de retomber en mode veille, le front contre la table.
-Eh bah, il a l’air lessivé notre sparadrap... Remarqua Meiling qui entrait dans la salle à manger accompagnée de Koakuma.
-Ça va pas Mercu ?
*grognement*
-Qu’est-ce qu’il a ? Tes cours sont si ennuyeux que ça Patchy ?
-Eeeh je..
Soudain, un violent gargouillis s’éleva de son ventre. Il surprit toutes les habitantes du manoir, en particulier Remilia.
-Eh bien, je propose de passer à table. Sakuya ?
La fidèle servante de la vampire acquiesça et disparu, elle revint une poignée de secondes plus tard avec le délicieux repas du soir qui remplissait la table de toutes sortes de mets succulents à l’odeur alléchante.
Mercu releva d’un coup la tête, ses pupilles se contractèrent pour ne former plus qu’une fente. Il attendait le signal de la maîtresse du manoir. Qui vint.

-Bon appétit ! Déclara-elle.

En un éclair, bleu, Mercu avait déjà remplis son assiette d’un alléchant ragoût de bœuf à l’ancienne, l’une des spécialités de Sakuya d’après Meiling. Après avoir vidé sa première assiette, il se sentait déjà beaucoup mieux. Des éclairs bleus se remirent à crépiter et, un instant plus tard, ses balafres avaient déjà disparues.
À part la grande casserole de ragoût, il n’y avait pas grand-chose de salé. Il y avait du pudding et des tartes aux fraises, ainsi qu’un flan pour Flandre. Mais absolument tout était délicieux. Mercu se resservait avec entrain.
Meiling, qui était assise en face du yokai, le défia en duel de celui qui mangerait le plus d’assiettes de ragoût.
Il accepta.
Le reste du souper fut animé par ce combat de système digestif.
Flandre et Koakuma encourageaient joyeusement les deux adversaires, Patchouli soupirait en pensant à la stupidité de ce concours et à leurs futurs maux de ventres alors que Sakuya était heureuse que son plat soit autant honorés. Remilia les regardait sans rien dire, la tête appuyée entre ses mains, un sourire mature au coin de la bouche.

Après avoir rempli son assiette pour la onzième fois, le ventre de Mercu commençait à être plein. Meiling remarqua qu’il commençait à caler. Elle lui lança un sourire narquois.  Malheureusement pour elle, le garçon de l’œil n'aimait pas perdre. Des éclairs bleus s’agitèrent tout autour du yokai-sparadrap. Il commença à convulser sur sa chaise alors que ses yeux brillaient d’une forte lumière azur. D’un coup, tous les éclairs disparurent et de la
fumée s’échappa de ses naseaux. Il sentait l’énergie parcourir son corps et la faim revenir.
Ses mains tremblaient.
-Ça va sparadrap ? S’inquiéta la gardienne.
-Mieux que jamais ! S’exclama-il avec un tremblement dans la voix tout en se saisissant de la grosse casserole de ragoût et la dévorant d’une traite, puis, sous les regards ébahis des habitantes du manoir, plongea littéralement sa tête dans un gros pudding vert en y aspirant le contenu. Une fois le plat vide, il s’affala sur sa chaise en se tapotant le ventre l’air rassasié.
Meiling ne savait plus quoi dire. Les autres habitantes du manoir non plus.
Mercu hoqueta plusieurs fois, faute d’avoir un peu beaucoup trop
mangé.

Puis, Flandre leva le poing du yokai en criant victoire.

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Dernière édition: il y a 2 mois 2 semaines par PansementMiracle.

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il y a 1 mois 4 semaines #33262 par PansementMiracle
Réponse de PansementMiracle sur le sujet Fanfic: Le pansement des héros.
Chapitre 17 : Une étrange invitation.


Au clair de la lune, appuyée contre la palissade du village des humain, Train attendait que le temps passe en profitant du magnifique ciel étoilé qui la surplombait. Le vent frai et vivifiant de la nuit soufflait doucement sur son visage pâle.
Durant toute la soirée, elle avait questionné les habitants du village pour savoir où était son ami le sparadrap. Keine l’avait vu partir sur le chemin qui menait à la forêt de la magie ou au temple Hakurei. Train craignait que son ami se soit fait exterminer, elle connaissait bien la miko du temple en question et la savait tout à fait disposée à cela. Elle était énervée et inquiète.
Le vent s’intensifia un peu, soulevant la chevelure de Train, le petit nuage qui cachait la lune se dispersa, laissant pleinement place à l’astre de la nuit qui brillait droit sur le démon des cauchemars. Celui-ci leva la tête, cette nuit où le ciel était particulièrement beau, la lune formait un joli croissant. Train la regardait en pensant à son passé. Soudain, un petit point noir apparu sur la lune. Le point grossissait petit-à-petit. Train plissa les yeux, elle distingua une forme humanoïde. La silhouette devenait de plus en plus nette, dès qu’elle fut suffisamment grosse, Train pu voir qu’il s’agissait d’une fée, elle volait droit vers elle. Elle était entièrement vêtue de noir et portait un fusil lunaire miniature de dernière génération dans le dos.
À la vue de l’arme, Train devint méfiante.
La petite fée se posa à une dizaine de mètres de la démone des cauchemars. Sans un mot, elle marcha vers elle et lui tendit une lettre.
Surprise, Train prit le bout de papier avec hésitation. Puis, sans un mot, la fée fit demi-tour et retourna de là où elle était venue.
Train la regarda s’en aller un instant, avant de porter son attention sur l’enveloppe qu’elle s’empressa de déchirer.
En posant ses yeux sur la lettre, elle reconnu immédiatement l’écriture impeccable de sa vielle amie et ennemie, Shiki-kan.
Train lu rapidement ce qu’il y avait sur le papier, elle haussa un sourcil. Shiki l’invitait à passer la soirée aux sources d’eau chaude entre le temple Hakurei et l’entrée des souterrains pour « Parler du bon vieux temps ». Elle lui avait donné rendez-vous le lendemain à la tombée de la nuit.
Train trouvait cela étrange venant de Shiki. Depuis qu’elle avait quitté l’armée lunaire pour rejoindre le clan de Junko, Elles étaient devenues ennemies. Mais après tout, à l’époque, elles étaient amies. Peut-être que Shiki voulait simplement s’excuser pour la dernière fois.
Après une courte réflexion, Train décida d’y aller. Non pas pour « parler du bon vieux temps », mais par curiosité. Et si c’était un piège, Shiki ne lui aurait certainement pas donné rendez-vous à la source d’eau chaude. Ce serait du suicide de se battre contre Train dans un lieu aquatique.
La démone des cauchemars rangea la lettre dans une poche de son manteau au cas où.
Finalement, la recherche de Mercu sera pour une prochaine fois.
Elle tourna les talons et entra dans le village des humains pour y passer la nuit.

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il y a 1 mois 1 semaine #33269 par PansementMiracle
Réponse de PansementMiracle sur le sujet Fanfic: Le pansement des héros.
Chapitre 18 : Un monstre sommeil en chacun.

Le soleil venait de se lever, le gazouillis des oiseaux du matin accompagnait les ronflements réguliers de la gardienne du manoir écarlate qui avait passé la nuit dehors.
Dans ses appartements, affalé à moitié en travers de son lit, Mercu dormait paisiblement. Sakuya était déjà levée. Elle avait pour mission de réveiller les habitants du manoir pour prendre le
petit-déjeuner à l’heure. Elle alla toquer à la porte du yokai qui ne montra aucun signe de vie. Comme il allait quitter le manoir, c’était hors de question qu’il se lève en retard. La servante opta donc pour un méthode un peu moins douce.
Un instant plus tard, sans savoir la provenance de ce sceau d’eau, le yokai-sparadrap gisait au sol alors que des éclairs bleus remettaient en place le poignait qu’il s’était retourné en chutant du lit. Il se releva péniblement en se massant le crâne avant d’enfiler son ‘’peignoir’’, par dessus son vieux pantalon qui était trempé par endroits, et quitter sa chambre.
Son odorat de yokai le guida à la salle du petit déjeuner. Dans les couloirs, il rencontra Meiling qui le salua en baillant. Tout comme Mercu, elle était un peu mouillée. Ils se rendaient tout les deux à la salle à manger. Lorsqu’ils y arrivèrent, tous le monde étaient déjà là, à l’exception de Flandre qui ne voulait pas venir. D’après Remilia, elle boudait parce que Mercu allait partir. Celui-ci était un peu triste pour la petite vampire, mais lorsque le petit déjeuner apparu sur la table, il n’y pensa plus.
Une trentaine de minutes plus tard, Mercu marchait dans les couloirs en tapotant son ventre plein de porridge anglais.
Il alla mettre le peu d’affaire personnelles qu’il possédait dans un petit sac brun tout simple qui traînait dans la vielle armoire en chêne en face de son lit. Il mit le sac sur une épaule et tourna les talons en direction de la porte, il s’arrêta net.
Flandre se tenait là, debout devant lui, en fixant ses pieds.
-Tu vas vraiment partir ?
Mercu acquiesça. Elle leva ses grands yeux droit dans ceux du yokai.
-On joue une dernière fois ?
Mercu acquiesça de nouveau, en souriant cette fois. Le visage de la petite vampire s’illumina. Elle prit la main du sparadrap et l’entraîna au sous-sols.
Arrivé dans la chambre de Flandre, Mercu se demandait ce qui allait lui arriver. La petite vampire lâcha la main du yokai et alla chercher quelque chose sous son lit. Elle en ressorti munie de l’une des rares peluches encore intacte qu’elle possédait et la tendit à Mercu.
-C’est en signe d’amitié.
Le yokai trouva cela adorable. Il remercia Flandre et prit la peluche.
-Et maintenant… Murmura la vampire.
-Tu veux qu’on se batte à nouveau ?
-Non, répondit-elle, je veux t’entraîner.
-Hein ?
-Je ne veux pas que tu te fasse tuer ! Remilia m’a dit que c’était très dangereux dehors.
-Quoi ?
-La terre des illusions est pleine de méchants yokai et de dangereuses mikos !
-Mais.. Tu ne sors jamais ou quoi ?
Flandre se figea. Une étrange expression passa sur son visage, comme si de mauvais souvenirs refaisaient surface.
-Qu’est ce qu’il y a ? Continua Mercu.
-Je ne peux pas. J’ai pas le droit.
-Hein ?
-JE NE PEUX PAS !
Le sol trembla, plusieurs coussin explosèrent, répandant leur contenus un peu partout dans la chambre. Le reste d’un cheval à bascule vola contre le dernier miroir encore intact, passant droit sous le nez du yokai. Plusieurs autres jouets et quelques meubles explosèrent dans tout les coins de la pièces. Une centaine de débris en tout genres volaient dans tous les sens.
Mercu ne comprenait pas. Personne ne lui avait parlé du passé de Flandre. Il ne savait pas qu’elle avait passé 495 ans de son existence enfermée dans sa chambre, cachée par sa grande sœur qui craignait
ses pouvoirs. Ces années de solitudes étaient la cause de son instabilité mentale, les lui rappeler étaient généralement une mauvaise idée.
D’un coup, les explosions cessèrent. Flandre se tenait recroquevillée sur le sol, les mains sur la tête, entre plusieurs tas de débris, elle pleurait.
Mercu alla vers elle l’air inquiet. Alors qu’il s’approchait, les sanglots de la petite vampire se transformèrent peu-à-peu en ricanement. Ses bras descendaient lentement vers son visage alors qu’elle se mettait à rire. Elle s’éleva d’un coup dans les airs, les débris s’envolèrent et
se mirent à tourner autour de la vampire. Mercu regardait, l’air désemparé, Flandre qui riait aux éclats au milieux d’une tornade de débris. Elle avait les bras tendus sur les côtés et les mains grandes ouvertes.
Soudain, elle referma ses deux poings avec force et tous les débris qui volaient explosèrent en fines poussières qui se dissipèrent rapidement. Il ne restait quasiment rien de la chambre de la vampire. Seul son grand lit à baldaquin était encore en bon état. Mercu se tenait près de la porte, immobile, il ne savait plus quoi faire, son instinct lui ordonnait de s’enfuir. Flandre lui tournait le dos. Il voulu partir discrètement, or, un nuage de poussière lui rentra dans le nez et il ne pu s’empêcher de toussoter. La vampire se retourna d’un coup, ses yeux rouges brillaient comme deux petites lampes et un sourire disproportionné déformait son visage d’enfant. Elle se jeta sur Mercu qui ferma les yeux, lorsqu’il les rouvris, la vampire était dans son dos. Il ne comprit pas ce qui venait de se passer, soudain, le haut de son corps vacilla et se détacha du bas.
Des éclairs bleus crépitèrent.
Flandre était prostrée en avant, les bras pendant de manière las et désarticulées. Les derniers éclairs bleus finirent de crépiter, Mercu se releva, il ramassa son sac et la peluche de Flandre, lorsqu’il la prit, la tête se détacha du corps. Il jeta le tout dans son sac et se précipita vers la porte de la chambre. Il trébucha, ses jambes gisaient un peu plus loin. Sans se retourner, il tituba sur ses rotules pendant que les éclairs bleus faisaient leur travail. D’un coup, une grosse orbe jaune le percuta dans le dos et l’envoya hors de la chambre.
Il retomba sur le dos. Alors qu’il se relevait, il vit Flandre surgir de la chambre le bras en arrière prêt à lui donner un monstrueux coup de griffe. Au dernier moment, quelque chose de rouge passa par dessus la tête du yokai et percuta la petite vampire, la renvoyant de là où elle était venue.

-Tu n’as rien sparadrap ? Fuis ! Je m’occupe d’elle !
C’était Remilia.
Mercu se releva et se précipita pour aider la maîtresse du manoir, mais Sakuya apparu et l’en empêcha.
-Ne t’en occupe pas sparadrap ! Flandre fait un crise de folie. Ça lui arrive à peu près tout les mois. Dans ce cas, seul maîtresse Remilia peut l’arrêter.
-Mais...
-Vas-t-en sparadrap ! Il faut les laisser ! Quitte le manoir, les autres sont déjà aux courant, va les rejoindre à l’entrée du portail ! Je m’occupe du reste !
La servante disparu et la lourde porte en acier de la chambre de Flandre se referma sur les deux sœurs vampires qui se livraient un violent combat à en juger par les bruit d’explosions qui résonnaient dans l’escalier en colimaçon que Mercu montait quatre à quatre pour rejoindre le portail comme Sakuya le lui avait ordonné.
Koakuma l’attendait à la sortie des sous-sols pour lui montrer le chemin de la sortie.
Un gros bruit d’explosion suivit de celui d’une lourde plaque en acier qui tombe résonna dans le couloir, indiquant que la porte de la chambre de Flandre venait probablement de céder. Les bruits de tirs s’intensifiaient, ils semblaient se rapprocher. Soudain, une grosse boule de flammes surgit de l’escalier en ricochant contre les murs, elle frôla la tête de Mercu avant de s’écraser contre le mur opposé en mettant le feu à la tapisserie.
Il ne s’était pas encore relevé que d’autres projectiles surgirent à leur tour de l’entrée du sous-sol, c’était cinq grosses sphères blanches aux reflets bleutés qui firent leur entrée de manière chaotique.
La particularité de ces orbes était qu’elles rebondissaient constamment contre les murs en laissant une traînée de projectiles de plus petite tailles qui s’éparpillaient un peu partout. Mercu avait beaucoup de peine à concentrer son attention sur plusieurs côtés à la fois. Il se fit rapidement faucher de tout les côtés.
Un bruit de laser suivit de celui d’une explosion survinrent du sous-sol et les projectiles disparurent. Mercu se releva avec ses éclairs bleus, il était inquiet pour Koakuma qui se trouvait là, il la vit au sol un peu plus loin, ses habits étaient troués par endroits et elle avait l’air blessée.
Les bruits de lutte étaient tout proche, une grosse explosion provoqua une secousse qui mit le yokai au sol.
Quelque chose surgit du sous-sol, c’était Remilia qui s’était faite soufflée par l’explosion, son dos heurta violemment le mur d’en face, elle retomba lourdement sur le sol et perdit sa charlotte, elle se releva en chancelant, ses cheveux ébouriffé lui tombaient sur les yeux. Son regard tomba sur Koakuma et Mercu à terre non-loin de là.

-Qu’est-ce que vous fichez encore là !? Allez-vous en !!
Mercu était comme paralysé, au loin, il pouvait entendre Flandre qui montait l’escalier. Dans sa tête, la scène semblait se dérouler au ralenti, d’un côté, Koakuma gisait sur le sol sans montrer de signe de vie, de l’autre, Remilia se relevait en tenant son bras ensanglanté. Il pouvait entendre son cœur battre entre les pas de Flandre qui se rapprochait calmement.
La maîtresse du manoir lui ordonnait de partir, cela entrait en contradiction avec ses principes. Ce n’était pas dans sa nature d’abandonner les gens dans le besoin. C’était en partie de sa faute si Flandre était dans cet état, c’était donc à lui de l’affronter.
Le temps paraissait interminable, chaque pas de Flandre résonnait dans sa tête comme un requiem annonçant la fin de son aventure.
Dans une poche, il sentait ses trois spellcards émettre de la chaleur. Il le savait, c’était à lui de combattre Flandre.
Il frappa le sol du poing.
C’est impossible. Il était beaucoup trop faible pour ça.
Que faire ?
Chaque pas résonnait dans sa tête comme un coup de tonnerre.
Il le savait, jamais il ne pourrait la vaincre. C’était couru d’avance. Le désespoir s’empara du yokai, puis, d'un coup, tout devint calme dans sa tête.

-(Alors le pansement des héros ? Tu abandonnes?)
-…
-(Il fallait bien que ça arrive un jour. Je prends le relai.)
-Q..quoi? Qui me parle?
-(C’est dans ta tête que ça se passe.)
-T’es qui ?
-(Je suis toi, qui es-tu?)
-hein ?
-(Tu es moi, qui es-tu?)
-…
-(Je plaisante. C’était juste pour t’embrouiller. Allez, passe-moi ton corps, le temps presse.)
-..aah…


Mercu tomba au sol, son corps s’entoura de gros éclairs bleus qui crépitèrent sauvagement en dégageant une éblouissante lumière bleue, imposant un repli à Remilia.
Les éclairs cessèrent, le monstre à l’œil azur se tenait là, les mains dans les poches du kimono de Mercu, il attendait Flandre de pied ferme.
Les pas de la petite vampire continuaient, alors qu’elle était presque arrivée en haut de l'escalier, trois de ses projectiles qui rebondissaient contre les murs surgirent du sous-sol et fusèrent sur le petit groupe. Le monstre, les mains toujours dans les poches, invoqua une spellcard.

-Sloth Sign :« Immaterial blue Barrier. »
Une dizaine de gros éclairs bleus surgirent de son dos en s’arquant vers l’avant tel de grosses tentacules instables qui crépitaient de manières menaçantes.
L’un des projectiles de Flandre ricocha droit sur le monstre qui ne bougea pas d’un pouce. Un des éclairs s’élança à la vitesse de la lumière sur la grosse sphère bleue qui arrivait. À son contact, il crépita furieusement et rongea le projectile qui se fit littéralement annihiler. Deux autres éclairs surgirent du dos du monstre pour détruire la traînée de petites sphères blanches que les grosses sphères bleus laissaient derrière elles.
Le deuxième projectile ricocha contre le mur à droite du monstre et vola droit sur Koakuma étendue une dizaine de mètres plus loin. Deux éclairs bleus s’interposèrent.
La dernière sphère passa au dessus du groupe et disparu au fond du couloir.
Le monstre reporta son attention sur Flandre. Elle était là, à une vingtaine de mètres de lui, elle le fixait, immobile.
Ses yeux rouges sang en disaient court sur ses intentions.

-Forbidden Barrage :« Starbow Break ! »
Deux sceaux apparurent à ses côtés. Du pentagramme tracé en leur centre, des myriades de projectiles arc-en-ciels pleuvaient sur le monstre. Ce dernier ne bougea pas, sa barrière d’éclairs le protégeant lui et les deux blessées. Flandre sourit, d'un sourire carnassier.
Le flot de projectiles s’intensifia. Certain passaient la protection du monstre et lui infligeaient des brûlures. Il sorti une main de sa poche et projeta trois éclairs bleus supplémentaires de ses doigts. Plus aucuns projectiles ne passaient sa barrière.
La petite vampire était insatisfaite du résultat de sa spell, elle l’annula et en invoqua une autre ;
-QuodErat Demonstrandum :« Ripples of 495 Years ! »

Elle s’éleva à quelques mètres du sol et envoya des centaines de sphères blanches qui partirent vers le monstre en formant plusieurs larges arcs de cercle.
Au début, c’était assez simple à éviter. Il y avait un grand espace entre les projectiles. Mais Flandre envoyait de plus en plus de cercles qui n’arrêtaient pas de se croiser. La barrière d’éclairs bleus de monstre annihilait ce qui venait mais il dû sortir ses deux mains des poches et se donner à fond pour pouvoir protéger tout le monde.
Les crépitements de la barrière étaient tels que Flandre ne voyait plus devant elle.
Après environ deux minutes de lutte, la spellcard prit fin.
Les éclairs bleus cessèrent de s’agiter. La défense du monstre avait tenue.

Flandre s’énerva encore davantage. Dans un dernier hurlement, elle envoya une immense croix enflammée dans le couloir.
Les éclairs bleus fusèrent tel des tentacules pour l’annihiler, mais sans succès, la croix était un véritable puis d’énergie. De plus, elle tournait sur elle même et cela empêchait les éclairs d’avoir une prise correcte dessus.
La croix se rapprochait dangereusement, le monstre comprit qu’il n’arriverait pas à l’arrêter. Vu ses pouvoirs de régénération, il ne s’inquiétait pas pour lui mais pour les deux amies de Mercu derrière lui.
Soudain, quelques chose de jaune surgit du monstre.

-Iron Sign :« S-235 Shield ! » S’écria le yokai-sparadrap qui avait reprit du poil de la bête, ainsi
que le contrôle de son corps.
La protection métallique se dressa face aux flammes ravageuses de l’immense croix qui leur arrivait dessus.
Remilia prit la petite démone blessée et accouru pour se coller contre le bouclier de Mercu. Un bruit de chalumeau semblable à celui du Laevateinn indiqua que la croix était au contact. L’acier vira ou rouge, mais il tint bon. La croix avançait toujours, elle passa finalement derrière le groupe.
Vu qu’elle tournait sur elle-même, l’une des branches passa sur Mercu qui s’embrasa instantanément, les deux habitantes du manoir étaient dans l’angle mort des flammes, elles n’infligèrent que quelques dommages à leurs vêtements.
Des éclairs bleus crépitèrent furieusement et Mercu s’éteignit.
Cependant, sa spellcard prit fin et le bouclier disparu, dévoilant Flandre au sol et immobile un peu plus loin. Le
yokai accouru pour voir si elle allait bien. À son grand étonnement, elle dormait.
La pression retomba. Flandre était vaincue.
Mercu se retourna et voulu sourire à Remilia. Mais c’est là qu’il prit conscience que le couloir s’était complètement embrasé. La dernière attaque de Flandre avait fait de gros ravages. Le papier peint rouge qui tapissait les murs avait tellement été rongé par les flammes que les briques étaient visibles par endroit. Un grand lustre en argent ainsi que plusieurs chandeliers fondaient, créant des goûtes de métal en fusion qui tombaient du plafond en mettant le feu à la moquette.
Mercu n’osait pas regarder Remilia dans les yeux. Il se sentait fautif de tout ce chaos. C’était de sa faute si Flandre avait fait une crise de folie, il en était sûr.
Alors que Remilia était occupée à mettre Koakuma à l’abri, Mercu s’enfuit dans la direction opposée. Abandonnant Flandre à terre.
Il sauta à travers la première fenêtre qu’il croisa et couru jusqu’au grand mur en briques rouges qui délimitait l’enceinte du manoir, il sauta par dessus et s’enfonça dans le bois d’à côté.

Dans le couloir en flamme, Sayuka apparu accompagnée de la bibliothécaire qui s’entreprit d’éteindre l’incendie à l’aide de quelques formules magiques simples pour elle.

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